Le Parti radical de gauche se met « en retrait » de la campagne de Christiane Taubira

« Il n’y a pas de cassure, pas de rupture » avec la candidature de Mme Taubira, s’est-il toutefois défendu, indiquant que « le mandat très clair, depuis le début » était d' »accompagner une dynamique de rassemblement à gauche » et pas de « soutenir spécifiquement » la candidature de l’ancienne garde des Sceaux.

« Mon parti politique est allé au bout de sa démarche » et « se met en retrait », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse au QG du parti, actant « que plus rien ne pourra se passer du côté des partis et des candidats de gauche ». Le président du PRG a répété « regretter avec colère et amertume » l’impasse à gauche, « dans un moment politique dramatique pour le pays », évoquant « des passions morbides à vouloir compter les parrainages plutôt que les électeurs ».

Soutien de Christiane Taubira depuis la mi-décembre et jusque-là membre de son cercle rapproché, Guillaume Lacroix « reconnaît » désormais « à la candidate de porter le combat autrement, par la jeunesse, par les citoyens ».

« Les élus du PRG sont libres de parrainer comme ils l’entendent », « sans aucune pression », a-t-il encore précisé, ajoutant que son parrainage « partira ce soir » en faveur de l’ancienne ministre de la Justice.

Fin janvier, le Parti radical de gauche avait pourtant « financé l’amorce de la campagne de Mme Taubira jusqu’à la Primaire populaire », ce scrutin visant à unifier la gauche autour d’une seule candidate à la présidentielle, a reconnu M. Lacroix.

Malgré sa victoire à la Primaire populaire, Christiane Taubira stagne autour de 3% dans les sondages et de nombreuses interrogations existent sur la poursuite de sa campagne, à vingt jours de la date limite des dépôts de parrainages. Lundi matin, elle a appelé ses sympathisants sur Twitter à « donner pour la campagne », « pour ne pas renoncer à cette élection ».