L’accord de Brexit franchit une première étape

Le Conseil européen a validé jeudi après-midi le nouvel accord de divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, dégagé le matin même par les négociateurs des deux camps à quelques heures du Sommet européen.

Les chefs d’Etat et de gouvernement des 27 (l’UE des 28, sans le Royaume-Uni) ont, à l’issue d’un Conseil « article 50 » consacré à la question du Brexit, approuvé l’accord de retrait révisé ainsi que la déclaration politique concernant les futures relations entre l’UE et le Royaume-Uni, a annoncé le Conseil.

Les 27 chefs d’Etat et de gouvernement, dont Charles Michel pour la Belgique, « invitent la Commission, le Parlement européen et le Conseil à mener les étapes nécessaires pour s’assurer que l’accord puisse être mis en oeuvre le 1er novembre 2019, de manière à permettre un retrait ordonné ». Le Conseil européen a tenu par ailleurs, dans ses conclusions, à réitérer « la détermination de l’Union à parvenir à un partenariat aussi étroit que possible avec le Royaume-Uni » à l’avenir.

La date fixée pour le Brexit reste celle du 31 octobre, malgré les délais très serrés que cela implique pour l’approbation formelle du texte par les deux parties.

Le texte devra en effet encore passer l’écueil de la Chambre des Communes britannique, samedi lors d’une session extraordinaire, ainsi que recevoir le feu vert du Parlement européen.

Plusieurs chefs d’Etat ou de gouvernement ont appelé à la prudence jeudi, rappelant au passage que ce n’est pas la première fois que le Conseil européen approuve un accord de retrait. Par trois fois depuis le référendum de 2016, un « deal » présenté par la précédente Première ministre britannique Theresa May a été rejeté par les députés de la Chambre des Communes.