La Suisse veut renforcer la coopération militaire avec les États-Unis

La cheffe du Département fédéral de la Défense suisse, Viola Amherd, a estimé vendredi à Washington que la guerre en Ukraine montrait clairement que la Suisse devait renforcer sa coopération internationale, non seulement avec l’Europe, mais aussi avec les États-Unis. « Une violation aussi massive et brutale du droit international que celle commise par la Russie ne doit pas être tolérée », a déclaré Viola Amherd, après des rencontres avec des représentants du gouvernement Biden dans la capitale américaine. Lorsque des principes fondamentaux tels que la liberté, la démocratie et le droit à l’autodétermination sont bafoués, la Suisse doit collaborer plus étroitement avec des pays partageant les mêmes idées, a ajouté Mme Amherd.

Viola Amherd a notamment rencontré la vice-ministre américaine de la défense Kathleen Hicks. Elles ont évoqué l’évolution de la sécurité en Europe suite à l’invasion du territoire ukrainien par la Russie.

Interrogée par les représentants des médias à Washington sur la demande d’adhésion de la Finlande à l’OTAN, Mme Amherd a déclaré qu’une telle démarche de la part de la Suisse n’était pas à l’ordre du jour car contraire à la neutralité. Elle a toutefois souligné qu’un pays neutre dispose d’une marge de manœuvre pour renforcer sa propre défense par le biais de la coopération internationale.

La vice-ministre américaine de la défense a pour sa part réaffirmé que les États-Unis soutiennent fermement la vente de 36 avions F-35A et de cinq systèmes de défense aérienne au sol à la Suisse.