La Russie « inquiète » de la « relocalisation » de personnel de l’OSCE en Ukraine

« Ces décisions ne peuvent que nous inquiéter sérieusement », a indiqué Maria Zakharova, affirmant que l’OSCE aurait informé ses membres, dont la Russie, de la décision de certains pays de « redéployer leurs citoyens participant à la mission spéciale d’observation en Ukraine +en raison de la détérioration des conditions de sécurité+ ».

L’OSCE réunit 57 pays d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord, dont les Etats-Unis, la Russie et les principaux pays d’Europe de l’ouest, dans le but de favoriser le dialogue et la coopération sur les questions de sécurité.

Qualifiant ces mouvements de « relocalisation d’une partie du personnel » de l’OSCE sur place, Mme Zakharova a accusé la mission de cette organisation sur place d’être « délibérément entraînée dans la psychose militariste fomentée par Washington et utilisée comme outil pour une éventuelle provocation ».

« Nous appelons les dirigeants de l’OSCE à stopper résolument les tentatives de manipulation de la mission et à empêcher l’organisation d’être entraînée dans les jeux politiques sans scrupules qui se jouent autour d’elle », a-t-elle ajouté.

La mission des Etats-Unis auprès de l’OSCE a pour sa part indiqué que son appel jeudi à tous les citoyens américains à quitter l’Ukraine « inclut ceux travaillant pour la mission spéciale de l’OSCE en Ukraine ».

Les membres de cette mission sont répartis dans l’ensemble du pays, y compris dans l’est du pays, contrôlé par des séparatistes pro-russes, où ils sont « hautement exposés », précise la mission américaine à l’OSCE.

Un membre des autorités de la république autoproclamée de Donetsk, dans l’est du pays, avait déclaré plus tôt dimanche à une agence d’information pro-russe locale que les membres américains et britanniques de la mission de l’OSCE avaient reçu l’ordre de partir.

Il a plus tard dans la journée rectifié, assurant qu’il s’agissait en fait d’une « rotation de personnel » et non d’un retrait.

Les tensions autour de l’Ukraine se sont exacerbées ces derniers jours, Washington insistant sur le risque d’une invasion « imminente » de l’Ukraine par la Russie, qui nie et accuse les Etats-Unis d' »hystérie ».