La mort d’Al-Zawahiri confirmée également côté taliban

Les États-Unis ont affirmé l’avoir tué lors d’une opération militaire spéciale le week-end dernier à l’aide d’un drone à Kaboul, la capitale afghane. L’Égyptien Al-Zawahiri était médecin et ancien prisonnier politique lorsqu’il a jeté les bases d’Al-Qaïda en Afghanistan dans les années 1980 avec le Saoudien Oussama Ben Laden (1957-2011). Le groupe terroriste s’est notamment fait connaître par le biais d’attaques au Kenya et aux États-Unis.

Ben Laden était la figure de proue et le soutien financier du réseau terroriste mais, très tôt, Al-Zawahiri a été considéré comme la force motrice du mouvement. Il était également soupçonné d’avoir été le cerveau des attentats terroristes commis dans le nord-est des États-Unis en 2001 et qui ont coûté la vie à près de 3.000 personnes. Une récompense de 25 millions de dollars était offerte pour son élimination. Le président américain Joe Biden a qualifié la mort d’Al-Zawahiri de pire coup porté à Al-Qaïda depuis la disparition de Ben Laden.

Al-Zawahiri et le groupe terroriste Al-Qaïda ont été éclipsés au fil des ans par des djihadistes qui, dans la lutte contre l’Occident, ont également fait campagne pour la création de leur propre État. Ces « combattants de l’État islamique » (EI) étaient dirigés principalement par d’anciens soldats sunnites irakiens et, il y a environ huit ans, en partie en prenant appui sur la guerre civile syrienne, ils ont réussi à établir un régime de terreur sur de grandes zones de Syrie et d’Irak, appelé califat. Le groupe terroriste État islamique y a régné jusqu’en 2017.