La future reine de Norvège ne peut pas échapper au scandale Epstein.
Mette-Marit apparaît à de multiples reprises – au moins 1.000 fois – dans les millions de pages diffusées vendredi par le ministère américain de la Justice. En janvier 2013, Mette-Marit a logé avec une amie dans la maison d’Epstein à Palm Beach en Floride pendant quatre jours.
La princesse Mette-Marit pourra-t-elle un jour accéder au trône en Norvège ? Cette question devient pressante alors que la future reine fait face au scandale Jeffrey Epstein. Des documents révèlent en effet sa proximité avec le criminel sexuel américain.
Mette-Marit, une roturière qui a épousé le prince héritier Haakon en 2001, est citée à de nombreuses reprises — au moins 1.000 fois, selon le journal norvégien *Verdens Gang* — dans les millions de pages publiées vendredi par le ministère américain de la Justice.
Epstein décrit comme « très charmant »
Les échanges entre 2011 et 2014, dévoilés ce week-end par la presse norvégienne, révèlent une complicité inattendue entre Mette-Marit et Jeffrey Epstein. Dans des courriels, elle l’interroge sur la « pertinence pour une mère de suggérer, comme fond d’écran pour son fils de 15 ans, une image de deux femmes nues tenant une planche de surf » et le qualifie de « très charmant ».
En 2012, alors qu’Epstein déclare être à Paris « en quête d’une épouse », elle rétorque que la capitale française est « bien pour l’adultère », mais que « les Scandinaves (sont) de meilleures femmes ». À cette époque, Epstein avait déjà été condamné en 2008 à un peu plus d’un an de prison pour avoir eu recours à des prostituées mineures.
Mette-Marit dans l’embarras
Suite à ces révélations, Mette-Marit a déclaré que « seul Jeffrey Epstein (devait) répondre de ses actes », tout en exprimant ses regrets. « J’ai commis une erreur de jugement et je regrette profondément d’avoir eu le moindre contact avec Epstein. C’est tout simplement embarrassant », a-t-elle affirmé dans un communiqué du Palais royal.
La princesse de 52 ans admet également sa responsabilité en n’ayant « pas vérifié plus attentivement les antécédents d’Epstein et de ne pas avoir compris rapidement quel type de personne il était ». En 2011, elle avait pourtant mentionné à Epstein qu’elle l’avait « googlé ». « Oui, ça n’a pas fait une très bonne impression », ajoutait-elle, terminant sa phrase par un smiley, sans préciser ce à quoi elle faisait référence.
Mette-Marit a également séjourné avec une amie dans la maison d’Epstein à Palm Beach en Floride pendant quatre jours en janvier 2013, comme l’a confirmé le Palais royal. Elle a mis un terme à ses relations avec lui car elle a ressenti qu’il « tentait d’exploiter auprès d’autres personnes les liens qu’il avait eus avec la princesse héritière », a précisé le Palais. Dimanche, le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre a également reconnu que Mette-Marit avait commis une erreur de jugement.
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De plus, le timing de ces révélations est particulièrement malvenu pour la princesse. Mardi, à Oslo, commence le procès de son fils Marius Borg Høiby, issu d’une brève relation avant son mariage avec Haakon. À 29 ans, il doit faire face à 38 accusations, dont quatre viols et des violences envers d’anciennes compagnes.

