La famille d’un Toulousain détenu au Venezuela sollicite l’État.
La famille de Julien Février, Français de 35 ans détenu depuis environ un an au Venezuela, a appelé l’Etat à agir pour obtenir sa libération. Son frère aîné, Nicolas Février, a déclaré ne pas comprendre cette détention prolongée et a exprimé l’espoir que l’Etat fasse ce qu’il faut pour le faire sortir.
Ce vendredi 6 février, la famille de Julien Février, un Français de 35 ans détenu depuis près d’un an au Venezuela sans raison connue, a appelé l’État à intervenir pour obtenir sa libération. Originaire de Toulouse, il est incarcéré à la prison Rodeo 1, située à environ 40 kilomètres de Caracas, où un autre Français, Camilo Castro, avait également été détenu avant d’être libéré en novembre. Contacté par l’AFP, le Quai d’Orsay n’a pas pu commenter la situation vendredi.
Nicolas Février, le frère aîné de Julien, ne comprend pas cette détention prolongée. « Ce que j’espère, c’est que l’Etat fasse ce qu’il faut pour le faire sortir de là. Compte tenu du contexte politique vénézuélien, on ne comprend pas pourquoi il est toujours là-bas », affirme-t-il. Leur dernière conversation directe remonte à plusieurs mois. « La dernière fois que nous l’avons eu au téléphone, c’était au mois de mai, c’est ma mère qui l’avait eu. »
Depuis, la famille reçoit des nouvelles par le biais d’anciens codétenus récemment libérés. « Les nouvelles qu’on a de lui proviennent simplement de ses anciens codétenus qui eux ont été libérés et ont eu la gentillesse de nous appeler, comme Camilo Castro qui, dès qu’il a mis un pied sur le sol français, a appelé ma mère », explique Nicolas Février. Dans un entretien à l’AFP, Camilo Castro a décrit un séjour « très douloureux » à Rodeo 1, parlant d’humiliations nocturnes, d’insultes et de « faux procès » visant à « casser » les détenus. D’après ces témoignages, Julien Février serait « psychologiquement très affecté ».
Paysagiste de formation, passionné de voyages et d’Amérique latine, Julien Février avait également été condamné en France, mais a purgé sa peine, précise son frère. Celui-ci indique avoir été récemment recontacté par le Quai d’Orsay pour un rendez-vous dans les jours à venir. En s’adressant aux médias, notamment à l’AFP après Libération, il souhaite adresser un message à son frère : « qu’il sache qu’on est là, qu’on se bat, qu’on ne l’abandonne pas et que cela lui redonne du baume au cœur car ce qu’il vit doit être terrible ».

