« La Chine n’est pas la seule à vouloir construire un nouvel empire »

Abonnés Sabine Verhest Publié le – Mis à jour le

International Faire d’un livre d’histoire un best-seller vendu à un million d’exemplaires dans le monde n’est pas banal. Avec Les Routes de la Soie, l’histoire du cœur du monde (Nevicata), Peter Frankopan, professeur d’histoire mondiale à Oxford, a rencontré un succès planétaire qui l’a un peu désarçonné. « Mes thèmes de recherche n’intéressaient que peu de gens » , remarque-t-il, non sans amusement. Mais son récit, d’Alexandre le Grand aux nouvelles routes de la soie, a su capter l’attention en recentrant le regard du lecteur vers l’Orient, en renversant le récit traditionnel européen de l’histoire, en plaçant le cœur du monde en Asie. « Il est vite devenu évident que détourner la mise au point de l’histoire rabâchée de l’Europe et de l’Occident vers l’Asie et l’Orient apportait un souffle d’air frais à de nombreux lecteurs. »

Peter Frankopan revient aujourd’hui avec une suite, un récit actuel, sur Les Nouvelles Routes de la Soie et les conséquences de leur développement sur le monde. « Ce qui se passera au cœur du monde dans les prochaines années décidera des cent » suivantes, dit-il. Nous l’avons rencontré lors de son passage à Bruxelles cette semaine. Entretien.

Quelles sont les raisons qui fondent l’initiative chinoise des nouvelles routes de la soie ?