Julio Iglesias : Plainte pour agressions sexuelles classée, justice espagnole incompétente
La plainte visant Julio Iglesias a été classée par le parquet le vendredi, considérant que les tribunaux espagnols ne sont pas compétents pour examiner des faits qui se seraient déroulés aux Bahamas et en République dominicaine. Deux anciennes employées du chanteur avaient porté plainte le 5 janvier, affirmant avoir été victimes d’agressions sexuelles et de harcèlement sexuel.
La procédure contre Julio Iglesias est désormais close en Espagne. Le parquet a décidé, vendredi, de classer la plainte visant le chanteur, en estimant que les tribunaux espagnols n’ont pas compétence pour examiner des faits supposément survenus aux Bahamas et en République dominicaine. Selon un document du ministère public consulté par l’AFP, la plainte a été classée « pour défaut de juridiction des tribunaux espagnols », notamment sur des questions territoriales.
Deux anciennes employées de Julio Iglesias, âgé de 82 ans, avaient déposé plainte le 5 janvier en Espagne, affirmant avoir été victimes d’agressions sexuelles et de harcèlement sexuel. L’une d’elles a également mentionné, auprès des médias ayant rapporté l’affaire, des événements qui pourraient être qualifiés de viols.
### Des faits datant de 2001
Le parquet de l’Audience nationale, tribunal spécialisé basé à Madrid, a jugé que les victimes ne sont pas espagnoles et ne résident pas en Espagne, que la personne mise en cause ne vit également pas sur le territoire espagnol, et que les faits dénoncés ne se seraient pas produits en Espagne. Il a précisé que l’Espagne ne pourrait être compétente que si le pays « où les faits ont eu lieu ne peut pas ou ne veut pas enquêter, ce qui n’a pas été démontré ici ».
Depuis le début de cette affaire, Julio Iglesias et son avocat, José Antonio Choclán, ont centré leur défense sur « l’absence de compétence juridictionnelle espagnole pour les faits dénoncés », en soulignant que « les faits dénoncés se seraient produits entre janvier et octobre 2021 dans les résidences que M. Iglesias possède en République dominicaine et aux Bahamas et non en Espagne ». Les ONG Amnesty International et Women’s Link Worldwide, qui soutiennent et conseillent les deux plaignantes, ont indiqué que la plainte avait été déposée en Espagne en raison d’une législation plus favorable.

