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Italie : Un retraité demande 24.000 euros pour un jour de trop travaillé

Un Italien ayant bénéficié du dispositif de retraite anticipée en 2019 a été rattrapé par l’INPS, qui lui a réclamé un trop-perçu de 24.076 euros pour avoir travaillé une journée en 2021, touchant 78 euros. La Cour des comptes du Piémont a demandé à l’INPS de ne réclamer que le remboursement de la pension du mois de février 2021, soit une retenue de 2.000 euros.


Une journée de travail qui aurait pu lui coûter très cher. Un Italien qui avait bénéficié d’un dispositif de retraite anticipée en 2019 a été rattrapé par l’organisme de retraite du pays, l’INPS. Cet organisme lui a réclamé un trop-perçu de 24.076 euros en raison d’une journée de travail effectuée en 2021, comme le rapporte La Stampa dans un article relevé par La Dépêche du Midi.

Le retraité, originaire de Turin, avait accepté de travailler comme figurant dans un film. Pour cette journée de travail, il a perçu 78 euros. Cependant, cela lui a valu une réclamation sévère de l’INPS, qui exigeait qu’il restitue l’intégralité de ses pensions de l’année. En conséquence, la caisse a réduit sa pension mensuelle de 344 euros pour compenser le remboursement.

Une retenue de 2.000 euros

L’INPS a appliqué la législation en vigueur concernant le cumul emploi-retraite : il est interdit aux personnes bénéficiant d’une retraite anticipée, comme c’était son cas, de reprendre un emploi salarié par la suite. Face à une sanction qualifiée par son avocat d’« inutilement pénible », cet Italien a décidé de porter l’affaire devant les tribunaux.

Après quatre ans de procédure, la Cour des comptes du Piémont lui a donné raison en décembre, invoquant le principe de proportionnalité. Il a été décidé que l’INPS ne pouvait réclamer que le remboursement de la pension du mois de février 2021, période durant laquelle le retraité a travaillé comme figurant. Ce remboursement s’élève à une retenue de 2.000 euros.