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Italie : Le gouvernement ne souhaite pas assouplir les règles migratoires

Le gouvernement de Giorgia Meloni a adopté mercredi un projet de loi permettant d’interdire provisoirement les arrivées de migrants par la mer en cas de menaces graves sur l’ordre public ou la sécurité nationale. Au total, près de 2.000 migrants sont parvenus en Italie par la mer depuis le début de l’année, contre 4.400 sur la même période l’an dernier, selon les chiffres officiels.


Des migrants pourraient bientôt être interdits de débarquement en Italie. Le gouvernement de Giorgia Meloni a approuvé mercredi un projet de loi qui lui donnerait la possibilité d’interdire temporairement les arrivées de migrants par la mer en cas de menaces graves sur l’ordre public ou la sécurité nationale. Cette interdiction, qui serait décrétée par le gouvernement sur recommandation du ministère de l’Intérieur, pourrait durer de trente jours à six mois.

Parmi ces « menaces graves » figurent : « une pression migratoire exceptionnelle susceptible de compromettre la sécurité de la gestion des frontières », un « risque concret » d’actes terroristes ou d’infiltration en Italie, ainsi que des situations d’urgence sanitaire mondiale ou liées à des événements internationaux de haut niveau.

### Des centres pour les migrants interceptés en mer

Si le Parlement adopte ce projet de loi, cela pourrait permettre de relancer une mesure phare très controversée portée par la Première ministre d’extrême droite. Avec son homologue albanais, Edi Rama, elle avait signé fin 2023 un accord visant à créer des centres gérés par l’Italie en Albanie, pour externaliser le traitement des demandeurs d’asile interceptés en mer.

De la même façon, le projet de loi envisage que les migrants présents à bord d’embarcations dans les eaux italiennes puissent être transférés vers des pays avec lesquels Rome aurait conclu un accord de détention ou de rapatriement. Le texte propose également d’élargir la liste des condamnations pouvant entraîner l’expulsion d’un étranger.

### Le travail des ONG davantage entravé

Le gouvernement de Meloni a déjà signé des accords avec des pays d’Afrique du Nord afin de limiter les départs, tout en restreignant les activités des organisations humanitaire qui envoient des bateaux de sauvetage en Méditerranée centrale. Ce nouveau texte risque d’entraver encore davantage le travail des ONG, même si, en réalité, la plupart des migrants concernés sont secourus par les garde-côtes ou la marine.

Au total, près de 2.000 migrants sont parvenus en Italie par la mer depuis le début de l’année, contre 4.400 sur la même période l’an dernier, selon les chiffres officiels.