Ismaïl Haniyeh reconduit à la tête du Hamas

Dimanche, des sources avaient suggéré la réélection de M. Haniyeh au poste de chef du bureau politique du mouvement qui contrôle la bande de Gaza, enclave palestinienne paupérisée de deux millions d’habitants sous blocus israélien

Tôt lundi, le Hamas a publié un communiqué pour confirmer que sa commission électorale avait « achevé la supervision des étapes du processus électoral interne », qui s’est conclu par la reconduction de M. Haniyeh à la tête du bureau politique.

Selon le Hamas, des « dizaines de milliers » de membres de ce groupe islamiste, qui a livré quatre guerres à l’Etat hébreu depuis 2008, dont la dernière en mai dernier, ont participé à ce scrutin interne sans opposant connu à M. Haniyeh.

Considéré comme un pragmatique, M. Haniyeh, 58ans, qui partage son temps entre le Qatar et la Turquie, avait été élu à la tête du bureau politique du Hamas en 2017, succédant alors à Khaled Mechaal, qui dirigeait le mouvement depuis 1996.

Après la victoire du Hamas aux législatives palestiniennes de 2006, les dernières en date, Ismaïl Haniyeh avait toutefois déjà pris la tête d’un gouvernement palestinien d’union.

Et il s’était engagé à oeuvrer à la création d’un Etat palestinien « en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, avec Jérusalem comme capitale », allant à contre-courant du discours officiel du Hamas qui, alors, ne reconnaissait pas ces frontières.

Mais le Hamas et le Fatah s’étaient lancés en 2007 dans une quasi-guerre civile qui a conduit à la division de fait des Territoires palestiniens avec la bande de Gaza sous la coupe du Hamas d’un côté et la Cisjordanie occupée, sous la coupe de l’Autorité palestinienne, de l’autre.

En mars dernier, le Hamas avait déjà réélu Yahya Sinouar à titre de chef du bureau politique du mouvement pour la seule bande de Gaza. Selon des sources au sein du mouvement, cinq candidats étaient alors en lice pour ce poste.

L’élection du chef de l’ensemble du bureau politique de ce mouvement doté d’une puissante branche militaire et considéré comme terroriste par les Etats-Unis et l’Union européenne, avait toutefois été décalée en raison de la guerre avec Israël en mai dernier.