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Iran : Trump affirme que les mollahs veulent négocier face à son « armada »

La Maison-Blanche a confirmé le déploiement du porte-avions Abraham Lincoln et de son groupe d’escorte dans le Golfe lundi, tout en évoquant la possibilité de discussions avec l’Iran. Selon The New York Times, les services de renseignement américains ont estimé que le pouvoir iranien s’affaiblissait et se trouvait au plus faible depuis 1979.


Aux États-Unis, la Maison-Blanche adopte une position ambiguë envers l’Iran. Tout en laissant entendre la possibilité de négociations, Donald Trump a confirmé le déploiement d’une force navale américaine dans le Golfe, affichant une volonté de pression accrue. Le porte-avions Abraham Lincoln et son groupe d’escorte y sont arrivés lundi, dans un contexte régional déjà tendu. Dans une interview avec Axios, Donald Trump a affirmé une posture ferme, déclarant que les États-Unis disposaient d’« une grande armada près de l’Iran. Plus grande qu’au Venezuela », en référence aux opérations ayant conduit à l’arrestation de Nicolás Maduro début janvier.

Cependant, il a assuré que Téhéran était en quête de dialogue : « Ils veulent passer un accord. Je le sais. Ils ont appelé à de nombreuses reprises. Ils veulent parler ». Un haut responsable américain a ensuite précisé, d’après le même média : « S’ils veulent nous contacter, et ils connaissent les conditions, alors nous discuterons ». Pour sa part, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a averti mardi soir que toute attaque iranienne contre Israël entraînerait une riposte sans précédent, affirmant que Téhéran s’exposerait à une réponse militaire « comme il n’en a encore jamais connu ».

Selon The New York Times, les services de renseignement américains ont à plusieurs reprises estimé que le pouvoir iranien « s’affaiblissait », voire était « au plus faible » depuis l’instauration de la République islamique en 1979. L’influent sénateur républicain Lindsey Graham a déclaré au quotidien avoir récemment échangé avec le président, affirmant que « l’objectif est de mettre fin au régime ». Donald Trump n’a pas précisé les options envisagées, que des analystes jugent néanmoins susceptibles d’inclure des bombardements de sites militaires ou des frappes ciblées.

Du côté iranien, Téhéran a indiqué qu’un canal de communication restait ouvert avec Washington. Lors d’un échange téléphonique avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, le président Massoud Pezeshkian a mis en garde contre des menaces américaines qui « n’aboutiraient à rien d’autre qu’à de l’instabilité ». La presse iranienne a, quant à elle, oscillé entre fermeté et prudence. Le quotidien Hamshahri a fait marche arrière après avoir évoqué une possible mise en joue du porte-avions, tandis que le média Javan a rappelé l’option d’un blocage du détroit d’Ormuz, une voie stratégique pour le transport mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié.