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Iran : Plus de 1.500 exécutions capitales en 2025, un record.

Selon un décompte de l’ONG Iran Human Rights, au moins 1.500 condamnés à mort ont été exécutés en Iran en 2025. En outre, plus de 700 des personnes exécutées en 2025 avaient fait l’objet de condamnations liées à la drogue.


« Un record ». D’après un rapport de l’ONG Iran Human Rights (IHR), établie en Norvège, au moins 1.500 personnes condamnées à mort ont été exécutées en Iran en 2025. « C’est le plus grand nombre d’exécutions recensées ou signalées depuis la fin des années 1980, soit depuis plus de trente-cinq ans », a déclaré jeudi son directeur Mahmood Amiry-Moghaddam.

Bien que certaines exécutions n’aient pas encore été confirmées, la hausse est « sans précédent », affirme-t-il. Une augmentation significative a été observée depuis le mouvement de contestation qui a secoué l’Iran fin 2022, suite à la mort en détention de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée pour avoir prétendument violé le code vestimentaire. « Le nombre d’exécutions augmente de façon dramatique d’année en année. De plus de 500 en 2022, nous sommes passés à plus de 800 en 2023, puis à 975 en 2024, et aujourd’hui, on en est à plus de 1.500 », a précisé Mahmood Amiry-Moghaddam.

Des organisations de défense des droits humains dénoncent régulièrement la République islamique pour avoir atteint un niveau d’exécutions jamais observé ces dernières années, dans un contexte de manifestations contre le régime de l’ayatollah Ali Khamenei en 2022-2023 et lors de la guerre de 12 jours contre Israël en juin.

« Les autorités iraniennes utilisent la peine de mort comme un instrument de terreur. […] L’objectif de ces exécutions était d’empêcher de nouvelles manifestations. Mais comme vous le voyez, ces derniers temps, elles n’ont pas réussi », explique Mahmood Amiry-Moghaddam.

L’Iran est en proie à des manifestations depuis cinq jours, initiées dimanche par des commerçants de Téhéran qui dénoncent l’hyperinflation et la détérioration de la situation économique. Des rassemblements sporadiques ont eu lieu dans plusieurs villes et universités.

Des affrontements localisés entre manifestants et forces de l’ordre ont causé trois morts jeudi, d’après des médias locaux, les premiers décès signalés lors de ces mobilisations. Ce mouvement contre la vie chère est, pour le moment, sans commune mesure avec les événements qui ont suivi la mort de Mahsa Amini, qui avait entraîné la mort de plusieurs centaines de personnes, y compris des dizaines de membres des forces de sécurité.

Selon des organisations de défense des droits humains, y compris Amnesty International, l’Iran est le deuxième pays au monde pour le nombre d’exécutions, après la Chine, qui effectuerait des milliers d’exécutions chaque année, bien qu’aucun chiffre précis ne soit disponible.

De plus, selon l’IHR, plus de 700 des personnes exécutées en 2025 avaient été condamnées pour des infractions liées à la drogue.