Iran : Khamenei accorde des remises à 2.000 détenus, mais pas aux manifestants.
L’Iran n’a pas prévu d’accorder des remises de peine aux manifestants arrêtés pendant les récents jours de répression. Les autorités iraniennes reconnaissent la mort de plus de 3.000 personnes dans les manifestations, tandis que l’ONG Human Rights Activists News Agency a confirmé la mort de 6.964 personnes.
Les menaces américaines n’y changent rien. L’Iran ne prévoit pas d’accorder de remises de peine aux manifestants arrêtés lors des récentes répressions sanglantes, selon les dernières déclarations officielles. Le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a accordé des grâces et des remises de peine à plus de 2 000 prisonniers mardi, comme l’ont annoncé les autorités judiciaires. Ces mesures ne concernent en revanche aucune des personnes impliquées dans les manifestations récentes.
Cette annonce survient la veille de l’anniversaire de la Révolution islamique, période qui donne traditionnellement lieu à de telles décisions. « Le guide de la révolution islamique a accédé à la demande du chef du pouvoir judiciaire de gracier, réduire ou commuer les peines de 2 108 condamnés », a indiqué le média en ligne du pouvoir judiciaire, Mizan Online.
Entre 3 000 et 7 000 morts
Des manifestations antigouvernementales massives ont débuté le 28 décembre en réaction à la hausse du coût de la vie en Iran, évoluant ensuite en un mouvement de contestation contre le régime. Les autorités iraniennes reconnaissent la mort de plus de 3 000 personnes durant les manifestations, mais soutiennent que la majorité des victimes sont des membres des forces de sécurité ou des passants tués par des « terroristes » agissant pour le compte des États-Unis et d’Israël.
De son côté, l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis, affirme avoir confirmé le décès de 6 964 personnes, principalement des manifestants, et enquêter sur 11 730 autres cas.

