Ingérence russe aux USA: un ex-conseiller de Trump clame qu’on lui a demandé de fournir un faux témoignage

Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale du président Donald Trump, a demandé mardi à un juge la permission de retirer son plaider coupable dans l’enquête aux Etats-Unis sur l’ingérence russe dans la présidentielle de 2016. Les procureurs n’ont pas respecté l’accord relatif au plaidoyer que M. Flynn avait conclu avec eux car ils lui ont demandé de fournir un faux témoignage, ont argumenté les avocats de l’ancien conseiller de M. Trump, dans une volte-face.

M. Flynn, un général à la retraite, était resté seulement 22 jours à son poste dans l’administration Trump. Au moment de son départ, il faisait l’objet d’investigations pour ses contacts avec des Russes, et il avait plaidé coupable pour avoir menti au FBI, le service fédéral de police judiciaire et de renseignement intérieur.

M. Flynn a changé d’avocats en juin. Selon ses nouveaux conseils, les procureurs lui ont demandé d’avouer faussement qu’il avait menti en remplissant auprès du ministère de la Justice des formulaires pour dissimuler le travail effectué par son cabinet de lobbying pour l’Etat turc.

« Par la présente, Michael T. Flynn demande de retirer son plaidoyer à cause de la mauvaise foi du gouvernement, de sa vindicte et de la violation de l’accord de plaidoyer », a écrit l’avocat de la défense Sydney Powell.

Ce rebondissement intervient alors que M. Flynn devait être condamné dans deux semaines. Tout changement de plaidoyer doit être approuvé par un juge.

M. Flynn, 61 ans, avait plaidé coupable en décembre 2017 d’avoir menti au FBI au sujet de ses contacts avec Sergueï Kislyak, qui était alors l’ambassadeur de Russie aux Etats-Unis, au moment de la transition à la présidence entre Barack Obama et Donald Trump.