Incendies: des maires demandent plus de moyens pour l’Office national des forêts et à l’État « de prendre ses responsabilités »

« Les évènements aujourd’hui montrent la nécessité d’avoir des services publics forestiers forts », indiquent la Fédération nationale des Communes forestières (FNCOFOR) et l’Association des maires ruraux de France (AMRF) dans un communiqué.

« Or, ceux-ci sont de plus en plus en tension » et « près de 500 postes à l’ONF devraient être supprimés dans les années à venir », une réduction des effectifs jugée « inenvisageable » par ces élus.

Les deux associations demandent « à l’État de prendre ses responsabilités et d’assumer son rôle de garant de la préservation de nos forêts avec un investissement sur le long terme et d’accorder les moyens humains nécessaires aux élus pour faire face à tous ces enjeux ».

Le contrat d’objectifs et de performances (COP) pour 2021-2025 liant l’Etat à l’ONF prévoit la suppression de 500 postes d’ici fin 2025.

L’ONF, dont la moitié des employés sont des fonctionnaires ou des contractuels de droit public, gère les 11 millions d’hectares de forêts publiques françaises. L’office, déficitaire, et est dans la tourmente depuis plusieurs années.

La FNCOFOR représente plus de 12.000 propriétaires de forêts et les milliers de communes, selon le communiqué, tandis que l’AMRF fédère près de 10.000 maires ruraux.