International

Incendie à Crans-Montana : 215.000 euros de caution pour Jessica et Jacques Moretti

Jessica Moretti a payé 215.000 euros dans le cadre des « mesures de contrainte » de liberté dont elle fait l’objet. L’enquête doit lever le voile sur les circonstances exactes de l’incendie, le respect des normes de sécurité par les propriétaires et les responsabilités, la commune ayant déjà reconnu l’absence de contrôles incendie dans le bar depuis 2019.


Tout comme son mari, Jessica Moretti, copropriétaire du bar de la station suisse de Crans-Montana où s’est produit un incendie la nuit du Nouvel An, a dû verser une caution. Elle a déboursé 215 000 euros (200 000 francs suisses), le même montant que Jacques Moretti, dans le cadre des « mesures de contrainte » qui lui sont appliquées.

Le ministère public valaisan a communiqué mercredi que le Tribunal des mesures de contrainte avait définitivement fixé le montant de cette caution, qui « a été versée sur le compte du ministère public ». Jessica et Jacques Moretti, propriétaires du bar Le Constellation, dont l’incendie a causé la mort de 41 personnes et blessé 115 autres lors de la Saint-Sylvestre, font l’objet d’une enquête pour « homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence ».

Enquête pénale toujours en cours

Jacques Moretti avait été placé en détention provisoire le 9 janvier, avant d’être libéré le 23 après le paiement d’une caution, et placé, comme sa femme, sous « mesures de contrainte ». À l’époque, le ministère public avait précisé que la somme avait été réglée par « un de ses amis proches », mais n’a pas fourni de détails sur le versement effectué pour son épouse.

Les deux suspects ont été entendus à trois reprises depuis le début de l’enquête pénale à leur encontre. Leurs auditions doivent reprendre à des dates encore inconnues. Selon l’enquête, l’incendie dramatique aurait été causé par les étincelles de bougies « fontaine » qui ont enflammé une mousse insonorisante au plafond du sous-sol du bar.

L’enquête vise à établir les circonstances exactes de l’incendie, le respect des normes de sécurité par les propriétaires français et les responsabilités, la commune ayant déjà reconnu qu’aucun contrôle incendie n’avait été réalisé dans le bar depuis 2019, alors que ces vérifications doivent être effectuées chaque année.