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Hamburgers pour tout le monde ! Trump ne prépare pas son entourage avant d’attaquer l’Iran.

La scène se déroule vendredi dans un restaurant texan où Donald Trump commande des hamburgers. Plus tard dans la nuit, depuis sa résidence à Mar-a-Lago, il annonce un déclenchement des frappes en Iran.


La scène se déroule vendredi dans un restaurant du Texas. « Hamburgers pour tout le monde ! », s’exclame Donald Trump en passant commande. Neuf heures plus tard, depuis sa résidence en Floride, il annonce une opération militaire « majeure » contre l’Iran.

Ces derniers jours, le président américain a émis des signaux confus, laissant entendre tantôt que la guerre était imminente, tantôt que la diplomatie était toujours en cours.

Cette stratégie de diversion n’a jamais été aussi évidente que lors de son déplacement à Corpus Christi, où Donald Trump a prononcé un discours triomphant sur l’économie avant de s’arrêter dans l’une de ses chaînes de restauration rapide préférées, Whataburger.

Coiffé d’une casquette rouge, il a quitté les lieux avec un sac de nourriture à emporter, a pris l’avion pour sa résidence de Mar-a-Lago en Floride.

C’est depuis ce complexe, véritable annexe de la Maison-Blanche sous les palmiers, qu’il avait supervisé en janvier la capture spectaculaire du dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro.

Changement de casquette

Cette fois, il y a reçu le secrétaire d’État Marco Rubio. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et le chef d’état-major des armées Dan Caine ont également été présents, selon des sources médiatiques.

Pour annoncer aux Américains le début des frappes en pleine nuit, il a échangé sa casquette rouge contre une casquette blanche portant le logo « USA », et s’est placé derrière un pupitre orné du sceau présidentiel, avec un grand rideau bleu marine en arrière-plan.

Depuis quelques semaines, le renforcement continu des capacités militaires américaines avait alimenté des spéculations sur une opération de grande envergure.

Les auditeurs attentifs au discours sur l’état de l’Union de Donald Trump devant le Congrès, mardi, ont remarqué qu’il esquissait des arguments en faveur d’une intervention.

Devant les parlementaires, il a notamment accusé l’Iran de développer des missiles susceptibles d’atteindre les États-Unis, et d’avoir maintenu son programme nucléaire.

Le chaud et le froid

Cependant, le président américain a exprimé tout autant des souhaits diplomatiques, affirmant plusieurs fois sa « préférence » pour la voie diplomatique.

Son agenda du week-end à Mar-a-Lago ne comportait rien d’inhabituel : des plages de temps libre propices au golf, son activité favorite, quelques réunions de travail et un grand dîner de levée de fonds prévu pour le samedi.

Le département d’État a également indiqué que Marco Rubio se rendrait en Israël lundi, une initiative peu compatible avec une attaque imminente.

Un élément curieux a cependant été noté : aucun journaliste n’avait été convié, ce qui est peu habituel.

Scoop annoncé…

Le vice-président JD Vance a semblé s’engager également dans une intense activité diplomatique, en rencontrant vendredi le ministre des Affaires étrangères d’Oman, un médiateur clé dans les discussions entre l’Iran et les États-Unis.

Donald Trump, lui, a insisté sur un ton dur en quittant la Maison-Blanche pour le Texas, exprimant son « mécontentement » concernant les réponses de l’Iran dans les négociations.

Plus tard, toujours vendredi, il a évité de répondre à des journalistes l’interrogeant sur une éventuelle décision concernant des frappes en Iran.

Le président américain, quelques heures avant les premières explosions entendues à Téhéran, a déclaré : « Je préfère ne pas vous dire. Ce serait le plus gros scoop de l’histoire, hein ? »