Guerre en Ukraine : Zelensky évalue les frappes en zone occupée sans électricité
Plus de 200.000 foyers ont été privés d’électricité ce dimanche matin dans le Sud de l’Ukraine, en territoire occupé par la Russie, après une attaque de l’armée de Kiev. Selon Volodymyr Zelensky, 2.379 projectiles aériens ont été envoyés sur l’Ukraine cette semaine, comprenant « plus de 1.300 drones d’attaque, environ 1.050 bombes guidées et 29 missiles de différents types ».

Vous avez manqué les derniers développements concernant la guerre en Ukraine ? 20 Minutes résume pour vous chaque soir. Voici les faits marquants de ce dimanche 18 janvier, au 1.424e jour du conflit.
Le fait du jour
Plus de 200.000 foyers ont été privés d’électricité ce dimanche matin dans le Sud de l’Ukraine, sur les territoires occupés par la Russie, suite à une attaque de l’armée ukrainienne, ont rapporté les autorités pro-russes. « À la suite d’une attaque ennemie contre les infrastructures énergétiques de la région, une grande partie de la région de Zaporijjia a été privée d’électricité », a déclaré Evgueni Balitski, gouverneur des zones occupées par la Russie dans cette région, sur Telegram. Selon lui, 213.000 abonnés et 386 localités de la région de Zaporijjia n’ont actuellement plus d’électricité en raison de cette attaque.
Parallèlement, les frappes des deux bords ont continué comme chaque nuit. Selon l’armée de l’air ukrainienne, la Russie a lancé durant la nuit 201 drones, dont 167 ont été abattus. Deux personnes ont été tuées, a indiqué Volodymyr Zelensky. De son côté, le ministère russe de la Défense a affirmé avoir abattu 63 drones ukrainiens durant la même nuit, une attaque qui a causé plusieurs blessés d’après les autorités locales.
Le chiffre du jour
2.379. C’est le nombre de projectiles aériens écrasés sur l’Ukraine cette semaine, d’après Volodymyr Zelensky. Sur son compte X, il a précisé qu’il s’agissait de « plus de 1.300 drones d’attaque, environ 1.050 bombes guidées et 29 missiles de différents types ».
La tendance du jour
La seule raffinerie de Serbie, majoritairement détenue par des entreprises russes, a repris ses activités ce dimanche grâce à un sursis temporaire accordé par les États-Unis, a annoncé la ministre serbe de l’Énergie. Les sanctions américaines contre la Compagnie pétrolière serbe (NIS) font partie des mesures visant le secteur énergétique russe, depuis l’invasion de l’Ukraine. Celles-ci avaient entraîné la fermeture de la raffinerie début décembre, celle-ci fournissant environ 80 % des besoins en carburant du pays des Balkans.
Cependant, le 31 décembre, le Bureau de contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain a permis à NIS de continuer ses activités jusqu’au 23 janvier et lui a accordé une licence pour négocier la vente des parts russes jusqu’au 24 mars. « Après presque deux mois de pause, la production de dérivés pétroliers à la raffinerie de Pancevo a repris aujourd’hui », a déclaré la ministre serbe de l’Énergie, Dubravka Djedovic Handanovic.
Notre dossier sur la guerre en Ukraine
Ces mesures ont pénalisé la Serbie, qui est alliée du Kremlin et l’un des rares pays européens à ne pas avoir imposé de sanctions à la Russie pour la guerre en Ukraine.

