Guerre en Ukraine: une série d’explosions entendues à Odessa, les étrangers peuvent quitter la ville assiégée de Marioupol (DIRECT)

Pour rappel, ce samedi, l’Ukraine a affirmé qu’elle avait accepté « oralement » les propositions de Kiev. Le négociateur en chef ukrainien dans les pourparlers de paix avec la Russie, David Arakhamia, a ajouté qu’il attendait désormais une confirmation écrite. S’exprimant dans une émission télévisée, il a laissé entendre que les discussions visant à mettre fin aux hostilités avaient considérablement avancé. « La Fédération de Russie a donné une réponse officielle à toutes les positions (ukrainiennes), à savoir qu’elle les accepte, sauf en ce qui concerne la question de la Crimée », annexée par Moscou en 2014, a assuré M. Arakhamia.

– 9h39: Pas de victime dans les frappes à Odessa

Une série d’explosions ont secoué dimanche matin Odessa, principal port de l’Ukraine, sur la mer Noire, dans le sud-ouest du pays, ont constaté des journalistes de l’AFP, mais elles n’ont pas fait de victime, selon l’armée ukrainienne.

« Il s’agit d’une attaque de roquettes qui n’a pas fait de victime », a affirmé dans un communiqué un officier du commandement régional Sud, Vladislav Nazarov.

– 7h33: Des Russes coupables de crimes de guerre dans les régions de Kiev et Kharkiv

L’ONG Human rights watch a pu documenter plusieurs cas de violations des lois de la guerre par les forces militaires russes à l’encontre de civils dans les zones ukrainiennes occupées de Kiev, Kharkiv et Tchernihiv, indique-t-elle dimanche dans un communiqué. Elle évoque des viols répétés, des exécutions sommaires et d’autres faits de violence et menaces envers les civils entre le 27 février et la 14 mars.

L’ONG peut également confirmer des cas de spoliation de biens de civils par des militaires russes. « Les cas que nous avons documentés témoignent d’une cruauté et d’une violence indicibles et délibérées à l’encontre des civils ukrainiens », a déclaré Hugh Williamson, directeur de la division Europe et Asie centrale à Human Rights Watch. « Les viols, meurtres et autres actes de violence contre des personnes détenues par les forces russes devraient faire l’objet d’enquêtes en tant que crimes de guerre présumés. »

Pour rappel, les lois de la guerre interdisent les homicides volontaires, les viols et autres violences sexuelles, la torture et les traitements inhumains des combattants capturés et des civils en détention. Le pillage et les saccages sont également interdits. Quiconque ordonne ou commet délibérément de tels actes, ou les aide et les encourage, est responsable de crimes de guerre. « La Russie a l’obligation légale internationale d’enquêter de manière impartiale sur les crimes de guerre présumés commis par ses soldats », a conclu Hugh Williamson. L’ONG avait également pointé précédemment de possibles crimes de guerre par les forces ukrainiennes à l’encontre de prisonniers russes.

– 6h04: Une série d’explosions entendues à Odessa

Une série d’explosions a été entendue dimanche matin à Odessa, ville côtière de la mer Noire dans le sud-ouest de l’Ukraine, a constaté un journaliste de l’AFP. Les explosions, survenues vers 06h00 du matin, ont envoyé au moins trois colonnes de fumée noire et des flammes visibles, apparemment dans une zone industrielle.

Une employée d’hôtel du centre-ville a dit avoir entendu un avion, mais un militaire près du lieu d’une des frappes a affirmé qu’il s’agissait d’une roquette ou d’un missile. Anton Guerachtchenko, conseiller du ministre de l’Intérieur ukrainien, a écrit sur son compte Telegram: « Odessa a été attaquée depuis les airs. Des incendies ont été signalés dans certaines zones. Une partie des missiles a été abattue par la défense aérienne. Il est recommandé de fermer les fenêtres ».

Cette ville historique présente un caractère stratégique: dotée du plus grand port du pays, elle permet l’accès à la mer Noire au reste de l’Ukraine. Toute la côte orientale, de la presqu’île de la Crimée, annexée par Moscou en 2014, jusqu’aux républiques séparatistes prorusses de Donetsk et de Lougansk dans la région du Donbass, est occupée par les forces russes, exception faite d’une partie de la ville de Marioupol, où elles se heurtent à la résistance de l’armée ukrainienne.

– 2h57: Les étrangers vont pouvoir quitter Marioupol, affirme l’armée russe

L’armée russe a annoncé, dimanche, qu’elle allait ouvrir des couloirs de vol pour les étrangers qui souhaitent quitter la ville ukrainienne assiégée de Marioupol.

Ces derniers pourront se rendre à Berdiansk, qui est occupée par l’armée russe. De là, ils pourront se rendre dans les zones contrôlées par l’armée ukrainienne ou en Russie via la Crimée rapporte l’agence de presse d’Etat russe Tass. La route aérienne est également ouverte aux étrangers qui veulent quitter Berdiansk. Le nombre d’étrangers encore présents dans les deux villes portuaires est inconnu. Il s’agirait principalement de membres d’équipage de navires qui ne peuvent pas quitter les ports en raison d’un blocus maritime. Environ 100.000 habitants seraient toujours bloqués à Marioupol.

– 00h31: La guerre en Ukraine pourrait coûter « jusqu’à un point et demi de croissance » à l’Europe

L’invasion russe de l’Ukraine pourrait coûter « un point à un point et demi » de croissance à l’Europe, en fonction de la durée du conflit, tandis que l’inflation pourrait encore augmenter « de deux points à deux points et demi », a estimé la cheffe économiste de l’OCDE, Laurence Boone, auprès du Journal du dimanche.

Si la Française précise que « le degré d’incertitude est élevé » quant à ces estimations, elle considère qu’il faudra mener « une réflexion en profondeur concernant les sujets fondamentaux, dont la sécurité alimentaire, énergétique et numérique, ainsi que l’organisation des échanges commerciaux ».

Interrogée sur la hausse des prix généralisés dans la foulée de la guerre en Ukraine, elle a estimé que le conflit « pousse à la hausse les anticipations de prix des céréales et des engrais dont la Russie et l’Ukraine sont exportatrices », et qu’il « peut affecter non seulement les récoltes de cette année, mais peut-être aussi celles de 2023 ».

Le choc n’est pour autant « pas comparable à celui subi dans les années soixante-dix, parce que les institutions sont différentes ». « L’inflation restera élevée cette année, mais pourrait commencer à ralentir en 2023, en fonction de l’évolution de la guerre », a-t-elle souligné.

En réponse, elle préconise d' »élaborer des politiques budgétaires ciblées pour aider les ménages et les entreprises à passer le cap ».

« Les restrictions aux exportations doivent quant à elles être évitées – elles n’ont jamais donné de bons résultats par le passé, au contraire », a-t-elle encore plaidé. « Les dispositifs budgétaires ciblés aideront la politique monétaire en permettant d’ancrer les anticipations inflationnistes, tout en préservant le pouvoir d’achat des plus vulnérables, sans mettre en danger la transition énergétique ».