Guerre en Ukraine : une nouvelle mort mystérieuse dans les rangs russes

Un suicide qui soulève de nombreux doutes. Les médias russes ont annoncé, ce jeudi 17 novembre, le décès du colonel russe, Vadim Boyko. Évoquant la thèse du suicide par balle, la presse locale a expliqué que le corps de l’homme de 44 ans avait été retrouvé dans son bureau à Vladivostok. « Si des officiers commencent à se tirer dessus, quelque chose ne va pas dans le pays et avec le service militaire », a écrit le directeur de la télévision locale sur Facebook, affirmant que les autorités avaient bien confirmé la thèse selon laquelle Vadim Boyko s’était donné la mort.

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Pourtant, cette piste ne semble pas celle privilégiée par tout le monde. Selon le média indépendant Baza, il s’agit bel et bien d’un assassinat. Le corps du colonel en charge de la mobilisation partielle en Russie aurait été criblé de balles. Cinq douilles auraient ainsi été retrouvées dans la pièce où gisait le corps du soldat. Pour Baza, il est inconcevable que Vadim Boyko soit l’auteur des coups de feu. Écartant la thèse du suicide, le média souligne qu’aucune lettre n’avait été découverte dans le bureau.

Il ne s’agit pas d’une première au sein des rangs russes

Cette histoire fait écho à une autre mort tout aussi étrange dans les rangs russes. Le 14 octobre dernier, le commissaire militaire dans l’Extrême-Orient russe, Roman Malyk, avait été retrouvé mort. La presse locale avait dans la foulée affirmé que l’homme responsable de la mobilisation et de l’enrôlement de Russes pour aller combattre en Ukraine s’était donné la mort. Des « signes de suicide » par pendaison avaient ainsi été évoqués par la presse. Cette thèse a toutefois rapidement été démentie par les proches du vétéran de la guerre en Tchétchénie. Pour eux, le décès devait être mis en lien avec les attaques contre les centres d’enrôlement observées à plusieurs endroits en Russie.