Guerre en Ukraine: Scholz demande à Poutine le « retrait complet » des forces russes

M. Scholz a appelé la Russie à ne pas « discréditer » cet accord, qui permet à l’Ukraine d’exporter ses céréales.

Le Kremlin avait indiqué mardi que M. Poutine entendait parler avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan de cet accord de plus en plus contesté par Moscou.

Conclu le 22 juillet à Istanbul, cet accord a permis de débloquer les exportations de blé et de maïs ukrainiens qui étaient jusque-là entravées par l’offensive militaire russe, suscitant l’inquiétude des pays importateurs et la peur d’une crise alimentaire.

Mais la Russie affirme que ses propres exportations de denrées alimentaires et d’engrais continuent de pâtir des sanctions occidentales visant Moscou pour son intervention militaire.

Elle accuse en outre les pays européens d’accaparer la majorité des céréales exportées d’Ukraine.

Le chancelier allemand a également appelé mardi M. Poutine à ordonner le « retrait complet » hors d’Ukraine des forces russes, en difficulté face à une contre-offensive ukrainienne.

Lors d’un entretien téléphonique de 90 minutes, le dirigeant allemand a « insisté auprès du président russe pour qu’une solution diplomatique soit trouvée le plus rapidement possible, basée sur un cessez-le-feu, un retrait complet des troupes russes et le respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Ukraine », selon le communiqué de la chancellerie.

Face aux difficultés rencontrées sur le terrain par l’armée russe, M. Scholz a par ailleurs « souligné que d’éventuelles nouvelles mesures d’annexion russes ne resteraient pas sans réponse et ne seraient en aucun cas reconnues ».

Le chancelier a aussi demandé à M. Poutine de « traiter les combattants capturés conformément au droit international humanitaire, notamment aux conventions de Genève, et de garantir un accès sans entrave au Comité international de la Croix-Rouge », précise le communiqué de la chancellerie.

La situation autour de la centrale nucléaire de Zaporiijia a aussi été abordée par les deux dirigeants, qui ont « convenu de rester en contact ».

Soulignant « la nécessité » de garantir la sécurité de la centrale, M. Scholz a demandé « d’éviter toute escalade et de mettre en oeuvre immédiatement les mesures recommandées dans le rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique ».