Guerre en Ukraine: que se sont dit Macron et Poutine par téléphone mardi?

Tandis que les bombardements continuent de secouer l’Ukraine, des pourparlers ont lieu en coulisses pour tenter d’apaiser la situation et trouver des accords de paix. Si les délégations ukrainiennes et russes se sont retrouvées en Turquie pour discuter, Emmanuel Macron a lui pris son téléphone pour s’entetenir mardi avec Vladimir Poutine. Mais que se sont donc dit les deux hommes au cours de cet entretien d’environ une heure?

Comme le relaie nos confrères de BFM TV, le thème principal de la réunion concernait la situation à Marioupol, très délicate. La France souhaiterait y lancer une opération humanitaire afin de secourir les habitants, le président français demandant notamment un cessez-le-feu, un accès humanitaire ainsi qu’une protection de la population civile. Mais comme l’a expliqué l’Elysée ce mardi soir, les conditions demandées par la France ne « sont pas réunies à ce stade ». « Vladimir Poutine a écouté nos demandes mais ne promet rien. Il a dit qu’il allait réfléchir et qu’il reviendrait vers nous », ajoute l’Elysée.

Si du côté français on a déjà pris les devants en demandant aux ONG et au Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU de veiller, dans la mesure du possible, au bon déroulement des opérations de secours à Marioupol, du côté russe, on exique que les combattants nationalistes ukrainiens cessent les combats et se rendent.

Deux autres points ont également été évoqués au cours de l’entretien, mais là aussi, le désaccord règne. Tout d’abord, au sujet des négociations russo-ukrainiennes à Istanbul, Poutine a déclaré qu’il y avait des avancées. Mais Emmanuel Macron reste quant à lui sceptique, l’Elysée déclarant, d’après BFM TV, « que les hostilités et violations du droit humanitaire sont toujours en cours ».

Enfin, Vladimir Poutine aurait à nouveau demandé à son homologue français de régler les factures de gaz russe en roubles, de façon à contourner les sanctions occidentales. Mais sur ce point, Emmanuel Macron est resté de marbre et a affirmé que c’était inenvisageable.