Guerre en Ukraine : La Russie impose son calendrier, l’Arcom sévit, la Hongrie se radoucit
1. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que Moscou n’a « aucune échéance » pour mettre fin au conflit en Ukraine et que la Russie a lancé 420 drones et 39 missiles sur l’Ukraine dans la nuit de mercredi à jeudi, faisant des dizaines de blessés et des destructions dans huit régions.
2. L’Arcom a ordonné le blocage de l’accès à 35 sites de médias russes via les plateformes de streaming, en application de sanctions européennes, et a demandé aux moteurs de recherche de procéder au déréférencement de quatre plateformes de streaming permettant d’accéder à des services de télévision et de radio russes sous sanctions.

Vous n’avez pas suivi les récents développements de la guerre en Ukraine ? 20 Minutes vous résume l’essentiel chaque soir. Voici les points clés du jeudi 26 février, au 1.463e jour du conflit.
Le fait du jour
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré jeudi que Moscou n’avait « aucune échéance » pour mettre fin au conflit en Ukraine, avant une nouvelle réunion entre des émissaires ukrainiens et américains à Genève pour préparer des discussions trilatérales prévues en mars avec la Russie. « Est-ce que vous nous avez entendus dire quoi que ce soit à propos d’échéances ? […] Nous n’avons aucune échéance, nous avons que des tâches […]. Nous sommes en train de les accomplir », a-t-il affirmé, selon l’agence de presse publique TASS.
Par ailleurs, pour montrer sa détermination à ne pas céder, la Russie a bombardé l’Ukraine avec 420 drones et 39 missiles – dont 11 balistiques – durant la nuit de mercredi à jeudi, causant des dizaines de blessés et des destructions dans huit régions. D’après le président Volodymyr Zelensky, « des infrastructures cruciales et des immeubles résidentiels » ont été affectés.
La déclaration du jour
« Sera-ce la Russie ou l’Union européenne ? Cette guerre déterminera lequel des acteurs deviendra le troisième pilier – aux côtés des Etats-Unis et de la Chine – du nouvel équilibre mondial des pouvoirs. »
Devant son parlement, alors que certains en Pologne envisagent un « Polexit », le diplomate a averti que retourner à une situation où les plus grands États se répartissent le monde en zones d’influence serait « clairement dangereux » pour son pays. « L’ordre international tremble sur ses fondations », a-t-il lancé.
Le chiffre du jour
35. Il s’agit du nombre de sites de médias russes que l’Arcom, le régulateur français de l’audiovisuel, a ordonné de bloquer l’accès via les plateformes de streaming, en application de sanctions européennes. Parmi ces sites figurent sputniknews.lat, rtenfrancais.tv, news-front.su, southfront.press et strategic-culture.su.
L’Arcom a également demandé « aux moteurs de recherche de procéder au déréférencement des pages de quatre plateformes de streaming permettant d’accéder à des services de télévision et de radio russes sous sanctions ».
La tendance
Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a semblé jeudi vouloir apaiser les tensions avec Bruxelles, avec qui il est en désaccord concernant le déblocage d’un prêt de 90 milliards d’euros destiné à l’Ukraine.
Le dirigeant, proche de Vladimir Poutine, bloque l’envoi de ces fonds à Kiev depuis plusieurs jours à cause de la mise hors service d’un oléoduc, qui fournit son pays en pétrole russe, endommagé par des frappes russes en Ukraine.
Notre dossier sur la guerre en Ukraine
Dans une nouvelle lettre adressée au président du Conseil européen et consultée par l’AFP, le dirigeant a admis jeudi les « difficultés politiques » provoquées par son blocage et s’est dit favorable à une « résolution rapide » de cette crise. « La Hongrie est prête à s’engager de manière constructive dans tous les efforts qui contribuent » à la réouverture de l’oléoduc, a-t-il assuré. À suivre.

