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Guerre en Ukraine : La Russie accuse l’ennemi de « terrorisme » après le coulage d’un méthanier.

Le mercredi 4 mars marque le 1.469e jour du conflit en Ukraine. Ce jour-là, la Libye a annoncé qu’un méthanier russe avait été attaqué et coulé après des explosions au large de ses côtes.

Vous avez manqué les derniers développements concernant la guerre en Ukraine ? 20 Minutes vous propose un résumé chaque soir. Voici l’essentiel de ce mercredi 4 mars, jour 1.469 du conflit.

Le fait marquant

Touché, coulé. Ce mercredi, la Libye a signalé qu’un méthanier russe avait été attaqué et détruit après des explosions au large de ses côtes. Selon le ministère russe des Transports, l’attaque aurait été réalisée dans la soirée de mardi depuis les côtes libyennes « au moyen de vedettes sans équipage appartenant à l’Ukraine ». Un appel de détresse a été lancé par l’Arctic Metagaz pour signaler des explosions, suivies « d’un énorme incendie qui a conduit à son naufrage complet ».

Les autorités ukrainiennes n’ont pas revendiqué cette attaque, qui n’a causé aucune victime. En décembre dernier, l’Ukraine avait reconnu avoir frappé pour la première fois un pétrolier de la « flotte fantôme » russe en Méditerranée, utilisant des drones aériens.

La déclaration du jour

« « C’est une attaque terroriste. Cela aggrave la situation sur les marchés mondiaux de l’énergie, sur les marchés du gaz, y compris dans ce cas, principalement pour l’Europe ». »

Dans une allocution à la télévision, Vladimir Poutine a clairement désigné l’attaque d’un méthanier au large de la Libye comme étant l’œuvre de son ennemi. « Le régime de Kiev mord, en fait, la main dans laquelle il mange, à savoir la main de l’Union européenne », a-t-il ajouté.

Le chiffre du jour

2. C’est le nombre de prisonniers libérés ce mercredi à la demande de Vladimir Poutine. Capturés lors des combats en Ukraine, les deux individus possédaient la double nationalité ukrainienne et hongroise. « Ce sont des citoyens possédant la double nationalité. Ils ont été mobilisés de force », a justifié Vladimir Poutine lors d’une rencontre à Moscou avec le ministre des Affaires étrangères hongrois, Peter Szijjarto. L’Ukraine a critiqué cette situation comme étant une « monnaie d’échange dans les relations avec le Kremlin », dénonçant une position « cynique ».

La tendance actuelle

Les pourparlers concernant un éventuel cessez-le-feu en Ukraine sont-ils compromis par le conflit au Moyen-Orient ? C’est une possibilité. Bien que des échanges étaient prévus entre le 5 et le 8 mars à Abou Dhabi, aucune confirmation de la tenue de ces discussions n’a été reçue.

« Aucune date précise n’a été arrêtée pour de prochaines négociations », a déclaré mercredi une source proche de la délégation ukrainienne. « La guerre en Iran ne mettra pas fin aux négociations sur la guerre en Ukraine, même si, pour les Américains, l’Iran est bien sûr prioritaire », a estimé le politologue ukrainien Volodymyr Fessenko. Cependant, il a rappelé que « l’ampleur et les conséquences de la guerre en Ukraine sont trop importantes pour qu’elles soient oubliées ».