Guerre en Ukraine : Kiev remercie Musk pour le blocage des drones russes avec Starlink
Le ministre ukrainien de la Défense a remercié Elon Musk et son entreprise SpaceX d’avoir pris des mesures pour empêcher la Russie d’utiliser les systèmes de communication par satellites Starlink. Selon les services de renseignement ukrainiens, les terminaux Starlink obtenus par l’armée russe l’ont été via des circuits parallèles et non via une vente officielle par la société d’Elon Musk.
« Les premières mesures donnent déjà des résultats […] Merci d’être avec nous. » Ce dimanche, le ministre ukrainien de la Défense a exprimé sa gratitude à Elon Musk et à son entreprise SpaceX pour avoir mis en place des mesures empêchant la Russie d’utiliser le système de communication par satellites Starlink, essentiel pour le fonctionnement de ses drones au-dessus de l’Ukraine.
« Il semble que les mesures que nous avons prises pour empêcher l’usage non autorisé de Starlink par la Russie ont fonctionné. Faites-nous savoir si d’autres mesures sont nécessaires », a écrit Elon Musk sur X. En réponse, le ministre Mykhailo Fedorov a déclaré : « Vous êtes un vrai champion de la liberté et un vrai ami du peuple ukrainien. » Il a également précisé que Kiev collaborait « très étroitement » avec SpaceX sur « de prochaines mesures importantes ».
Depuis fin décembre, l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW), un think tank américain, a documenté l’intégration de systèmes Starlink dans des drones d’attaque russes, ce qui augmenterait leur portée à 500 km. Selon les services de renseignement ukrainiens, les terminaux Starlink utilisés par l’armée russe ont été obtenus par des circuits parallèles, notamment des importations par des pays tiers, plutôt que par une vente officielle de la société d’Elon Musk.
Cependant, une interruption généralisée du système Starlink en Ukraine serait compliquée par le fait qu’il est également massivement utilisé par l’armée ukrainienne pour ses communications.
En mars 2025, Elon Musk avait brièvement menacé de couper l’accès à son réseau pour l’armée ukrainienne, afin de faire pression sur le président Volodymyr Zelensky pour qu’il signe rapidement un accord de paix souhaité par la Maison-Blanche.

