Guerre en Ukraine : Kiev réclame des preuves sur l’attaque contre Poutine
La Russie a accusé l’Ukraine d’avoir visé une résidence de Vladimir Poutine dans la nuit de dimanche à lundi avec 91 drones, tandis que Kiev a pointé l’absence de « preuves plausibles ». Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que les drones avaient tous été abattus et qu’il fallait s’adresser au ministère russe de la Défense concernant d’éventuels débris.
Vraie attaque ou « affirmations manipulatrices » ? La Russie a accusé l’Ukraine d’avoir attaqué une résidence de Vladimir Poutine avec 91 drones dans la nuit de dimanche à lundi, tandis que Kiev a souligné ce mardi l’absence de « preuves plausibles ».
« Nous avons été déçus et préoccupés de voir les déclarations des parties émiraties, indiennes et pakistanaises exprimant leurs inquiétudes au sujet d’une attaque qui n’a jamais eu lieu », a déclaré le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga. Le Premier ministre indien, Narendra Modi, a quant à lui exprimé sa « profonde préoccupation » face aux informations concernant cette attaque.
« De telles réactions face aux affirmations manipulatrices et infondées de la Russie ne font que servir la propagande russe et encourager Moscou à commettre davantage d’atrocités et de mensonges », a ajouté le ministre, considérant que « cela sape le processus de paix constructif qui progresse actuellement ».
L’accusation formulée par Moscou, survenue après une rencontre en Floride entre le président ukrainien Volodymyr Zelensky et son homologue américain Donald Trump, a entraîné une montée soudaine des tensions diplomatiques, alors que des négociations sont en cours depuis novembre pour tenter de mettre fin au conflit.
Lors de son briefing quotidien mardi, auquel assistait l’AFP, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, n’a pas fourni de preuves, affirmant que tous les drones avaient été abattus et qu’il fallait s’adresser au ministère russe de la Défense concernant d’éventuels débris. « Les conséquences (de cette attaque) se traduiront par un durcissement de la position de négociation de la Fédération de Russie », a-t-il averti, ajoutant : « Quant à une réaction militaire, nous savons comment et avec quoi répondre ».
Dès lundi, Volodymyr Zelensky a qualifié ces accusations de « mensonge » destiné, selon lui, à préparer de nouvelles attaques contre Kiev et à « saper » les efforts diplomatiques entre l’Ukraine et les États-Unis. Donald Trump a réagi lundi soir depuis sa résidence de Mar-a-Lago, à Palm Beach, en déclarant : « Je n’aime pas ça. Ce n’est pas bon ». Il a précisé : « Vous savez qui m’en a parlé ? Le président Poutine. C’est une période délicate. Ce n’est pas le bon moment ».

