Guerre en Ukraine : Kiev annonce l’échange de 215 prisonniers militaires, Londres promet son soutien à Kiev jusqu’à la victoire

Ce Mercredi matin, le président russe Vladimir Poutine s’est exprimé dans une rare allocution télévisée. Il a annoncé la mobilisation de centaines de milliers de Russes pour combattre en Ukraine, prévenant l’Occident que Moscou utiliserait « tous les moyens » pour se défendre. « Ce n’est pas du bluff », a-t-il martelé, la mine grave, accusant les pays occidentaux de vouloir « détruire » la Russie, d’avoir recours au « chantage nucléaire » contre elle et signifiant ainsi qu’il était prêt à utiliser l’arme nucléaire.

En soirée, Volodymyr Zelensky exigeait devant l’ONU un « juste châtiment » pour la Russie de Vladimir Poutine.

Le fil info:

04h10: Londres promet son aide militaire à l’Ukraine jusqu’à sa victoire, dit Truss à l’ONU

Le Royaume-Uni continuera de fournir une aide militaire à l’Ukraine jusqu’à sa victoire contre la Russie, a promis mercredi soir la nouvelle Première ministre britannique Liz Truss devant l’Assemblée générale de l’ONU.

« A ce moment critique du conflit, je promets que nous maintiendrons ou augmenterons notre soutien militaire à l’Ukraine aussi longtemps qu’il le faudra (…) Nous ne serons tranquilles que lorsque l’Ukraine aura triomphé », a assuré Mme Truss à la tribune des Nations unies.

Plus tôt mercredi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dans un message vidéo diffusé lors de l’Assemblée générale, a plaidé avec force pour un « juste châtiment » contre la Russie, que le président américain Joe Biden a accusé d’avoir « violé de manière éhontée » les principes des Nations unies.

Mme Truss a estimé que le président russe Vladimir Poutine, qui a annoncé mercredi matin la mobilisation de centaines de milliers de réservistes, « tentait de justifier son échec catastrophique » en Ukraine.

« Cela ne fonctionnera pas. L’alliance internationale est forte et l’Ukraine est forte », a lancé la cheffe du gouvernement britannique.

Pour Mme Truss, « les Ukrainiens ne défendent pas seulement leur propre pays, ils défendent nos valeurs et la sécurité du monde entier. C’est pour cela que nous devons agir ».

La Première ministre s’est engagée à ce que « le Royaume-Uni dépense d’ici à 2030 3% de son PIB pour la défense, préservant (sa) position de leader comme acteur de la sécurité en Europe ».

Enfin, elle a plaidé pour un vaste plan économique libéral – une sorte d' »Otan économique »: « Le G7 et nos partenaires qui partagent la même vision doivent agir comme un Otan économique, pour défendre collectivement notre prospérité ».

04h00: Londres promet son aide militaire à l’Ukraine jusqu’à sa victoire, dit Truss à l’ONU

Le Royaume-Uni continuera de fournir une aide militaire à l’Ukraine jusqu’à sa victoire contre la Russie, a promis mercredi soir la nouvelle Première ministre britannique Liz Truss devant l’Assemblée générale de l’ONU.

« A ce moment critique du conflit, je promets que nous maintiendrons ou augmenterons notre soutien militaire à l’Ukraine aussi longtemps qu’il le faudra (…) Nous ne serons tranquilles que lorsque l’Ukraine aura triomphé », a assuré Mme Truss à la tribune des Nations unies.

Plus tôt mercredi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dans un message vidéo diffusé lors de l’Assemblée générale, a plaidé avec force pour un « juste châtiment » contre la Russie, que le président américain Joe Biden a accusé d’avoir « violé de manière éhontée » les principes des Nations unies.

Mme Truss a estimé que le président russe Vladimir Poutine, qui a annoncé mercredi matin la mobilisation de centaines de milliers de réservistes, « tentait de justifier son échec catastrophique » en Ukraine.

« Cela ne fonctionnera pas. L’alliance internationale est forte et l’Ukraine est forte », a lancé la cheffe du gouvernement britannique.

Pour Mme Truss, « les Ukrainiens ne défendent pas seulement leur propre pays, ils défendent nos valeurs et la sécurité du monde entier. C’est pour cela que nous devons agir ».

La Première ministre s’est engagée à ce que « le Royaume-Uni dépense d’ici à 2030 3% de son PIB pour la défense, préservant (sa) position de leader comme acteur de la sécurité en Europe ».

Enfin, elle a plaidé pour un vaste plan économique libéral – une sorte d' »Otan économique »: « Le G7 et nos partenaires qui partagent la même vision doivent agir comme un Otan économique, pour défendre collectivement notre prospérité ».

01h45: Plusieurs pays dénoncent la « militarisation » par la Russie de la centrale de Zaporijjia

Plusieurs pays dont la France ont dénoncé mercredi la « militarisation » par la Russie de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, ce qui menace la sécurité nucléaire.

Dans une déclaration conjointe adoptée à l’issue d’une réunion à New York, les ministres des Affaires étrangères d’Allemagne, du Canada, de France, d’Italie, du Royaume-Uni et d’Ukraine ainsi que les représentants de la Corée du sud, des Etats-Unis et de la Suisse ont souligné « avec force que la saisie et la militarisation par la Russie de la centrale nucléaire de Zaporijjia sont la cause fondamentale des menaces actuelles sur les plans de la sûreté et de la sécurité nucléaires ».

« Nous rappelons que le risque accru d’un accident nucléaire demeurera dangereusement élevé tant que la Russie sera présente sur le site de Zaporijjia », ont-ils affirmé.

La situation à la centrale, la plus grande d’Europe, « se dégrade encore », a averti de son côté le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, ajoutant qu’on « ne (pouvait) pas se permettre le luxe d’attendre que quelque chose de catastrophique se produise ».

Il s’exprimait à l’issue de cette réunion à la représentation française auprès de l’ONU, ouverte par le président Emmanuel Macron.

Le directeur de l’AIEA a indiqué en avoir discuté avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, qu’il a rencontré mercredi matin en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.

« Tant qu’il y aura des bombardements qui continuent, les risques sont énormes », a-t-il ajouté.

00h59: La Corée du Nord dément exporter des armes vers la Russie

La Corée du Nord a nié mercredi avoir fourni des armes à la Russie, ont rapporté les médias officiels, des semaines après que les Etats-Unis ont déclaré que Moscou se tournait vers Pyongyang pour reconstituer ses stocks épuisés par l’invasion de l’Ukraine.

« Nous n’avons jamais exporté d’armes ou de munitions vers la Russie auparavant et nous n’envisageons pas d’en exporter », a déclaré un responsable du Bureau général de l’Equipement du ministère de la Défense dans un communiqué publié par l’Agence centrale de presse coréenne (KCNA). Cette déclaration intervient après que la Maison Blanche a déclaré plus tôt en septembre que la Russie achetait des obus d’artillerie et des roquettes à la Corée du Nord communiste pour les utiliser dans sa guerre en Ukraine. Le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, John Kirby, a déclaré que les Etats-Unis pensaient que les achats « pourraient inclure littéralement des millions de cartouches, de roquettes et d’obus d’artillerie ». Cependant, citant des renseignements américains déclassifiés, il a souligné à l’époque que les achats n’étaient pas encore terminés et que rien n’indiquait que ces armes étaient utilisées en Ukraine. Allié de Moscou, Pyongyang, a affirmé dans le communiqué que Washington et « d’autres forces hostiles répandaient une rumeur de trafic d’armes » entre la Corée du Nord et la Russie. « Nous avertissons les Etats-Unis de cesser de faire des remarques imprudentes », a-t-on poursuivi, tout en soulignant que la Corée du Nord conserve le droit d’exporter du matériel militaire. La Maison Blanche a indiqué que l’achat de munitions d’artillerie au gouvernement nord-coréen isolé, ainsi qu’un accord pour acheter des drones militaires à l’Iran, ont montré que la Russie était dans une situation désespérée après des mois de sanctions économiques et technologiques occidentales visant à paralyser sa machine de guerre.

00h45: L’Ukraine annonce l’échange de 215 prisonniers militaires

L’Ukraine a annoncé mercredi l’échange avec la Russie de 215 militaires dont des chefs de la défense de l’aciérie Azovstal dans la ville de Marioupol, symbole de la résistance à l’invasion russe.

« Nous avons réussi à libérer 215 personnes », le plus grand échange depuis le début de l’invasion russe en février, a déclaré à la télévision le chef de l’administration présidentielle ukrainienne Andriï Iermak.

La Russie a récupéré 55 prisonniers dont l’ex-député Viktor Medvedtchouk, un proche de Vladimir Poutine, accusé de haute trahison en Ukraine, a précisé le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans son adresse quotidienne.

Dans le cadre de cette « opération longuement préparée », cinq commandants militaires dont des chefs de la défense d’Azovstal, ont été transférés en Turquie, a souligné M. Zelensky.

Ils resteront dans ce pays « en sécurité absolue et dans des conditions confortables » jusqu' »à la fin de la guerre » aux termes d’un accord avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, selon le chef de l’Etat ukrainien.

Dix prisonniers de guerre, dont cinq Britanniques et deux Américains dont le transfert de Russie en Arabie saoudite plus tôt dans la journée dans le cadre d’un échange entre Moscou et l’Ukraine a été annoncé par la diplomatie saoudienne, font partie de cet échange, selon M. Zelensky

00h19: Zelensky exige devant l’ONU un « juste châtiment » contre la Russie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exigé mercredi devant l’ONU un « juste châtiment » contre la Russie, dénonçant avec force l’invasion de son pays par les troupes russes et appelant à la mise en place d’un tribunal spécial.

« Un crime a été commis contre l’Ukraine et nous exigeons un juste châtiment » contre la Russie, a déclaré le président Zelensky en s’adressant via un message vidéo à l’Assemblée générale de l’ONU. N’ayant pas pu se rendre à New York, le dirigeant avait obtenu cette autorisation exceptionnelle des Etats membres des Nations unies. Dans son discours, qui s’est achevé sous les ovations et applaudissements des représentants présents dans la salle, M. Zelensky a lancé une virulente diatribe contre la Russie pour son agression contre l’Ukraine. « Nous ne laisserons pas cette entité prévaloir sur nous », a-t-il lancé, vêtu comme toujours d’un tee-shirt vert kaki, et appelant à la création d’un tribunal spécial pour juger la Russie « pour son crime d’agression contre notre Etat ». Il a prononcé le mot « châtiment » pas moins d’une quinzaine de fois tout au long de son discours. Le président ukrainien a également appelé à la création d’un fonds de compensation pour l’Ukraine et estimé que la Russie devrait être privée de son droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU. Auparavant, à la même tribune des Nations unies, le président américain Joe Biden avait accusé la Russie d’avoir « violé de manière éhontée » les principes de l’ONU.