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Guerre en Ukraine : échanges entre Kiev et Moscou, Poutine exige retrait des soldats.

Des pourparlers entre responsables russes, ukrainiens et américains ont débuté le vendredi 22 janvier à Abou Dhabi (Emirats arabes unis). Quatre personnes ont été tuées par une frappe russe de drones jeudi soir dans l’est de l’Ukraine, dont un enfant, selon les autorités de la région de Donetsk.

Vous n’avez pas suivi les derniers développements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes vous propose un résumé chaque soir. Voici l’essentiel du jeudi 22 janvier, au 1.428e jour du conflit.

Le fait marquant

Après les réunions entre Zelensky et Trump à Davos, ainsi que Poutine avec Witkoff et Kushner à Moscou, des pourparlers entre représentants russes, ukrainiens et américains ont démarré ce vendredi après-midi à Abou Dhabi (Émirats arabes unis). Ces échanges représentent les premières négociations directes connues entre la Russie et l’Ukraine autour d’un plan américain pour mettre fin à la guerre. Ils se déroulent dans un contexte difficile pour l’Ukraine, qui fait face à des attaques sur son réseau énergétique et est débordée sur le front.

Dans ce cadre, la Russie a affirmé qu’elle exigeait toujours de Kiev le retrait de ses forces de l’est de l’Ukraine. « Les forces armées ukrainiennes doivent quitter le Donbass, elles doivent s’en retirer. C’est une condition très importante », a déclaré Dmitri Peskov, le porte-parole de la présidence russe. « Sans résoudre la question territoriale (…), il est inutile d’espérer parvenir à un accord à long terme », a-t-il ajouté.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a confirmé que la question territoriale demeure le principal point non résolu et sera abordée lors de ces discussions qui devraient se dérouler jusqu’à samedi inclus.

La déclaration du jour

« Nous notons qu’il reste d’importantes questions concernant la mesure dans laquelle la Russie est réellement prête à abandonner ses revendications maximalistes »

Ces mots proviennent de Steffen Meyer, porte-parole du gouvernement allemand. Ce dernier a déclaré ce vendredi éprouver des doutes sur la volonté de la Russie de faire des compromis pour mettre fin au conflit en Ukraine lors des négociations en cours à Abou Dhabi entre responsables russes, ukrainiens et américains.

Le porte-parole du gouvernement allemand a averti que tout accord devait « instaurer une paix durable ». « Rien ne serait acquis si cet accord de paix ne signifiait finalement qu’une pause pour la Russie, qui pourrait alors relancer de nouvelles attaques », a-t-il insisté, soulignant dès lors l’importance des « garanties de sécurité » que les Occidentaux doivent fournir à l’Ukraine.

Le chiffre du jour

4. C’est le nombre de personnes décédées à la suite d’une frappe de drones russes jeudi soir dans l’est de l’Ukraine. Un enfant figure parmi les victimes, ont indiqué vendredi les autorités de la région de Donetsk. Ce bombardement a également blessé cinq civils, ces derniers souffrant de traumatismes dus à l’explosion et de brûlures. La Russie revendique depuis 2022 l’annexion de la région de Donetsk, qu’elle contrôle en partie.

La tendance

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a déclaré vendredi à Rome espérer que le prix Nobel de la paix puisse un jour être attribué à Donald Trump, notamment s’il réussit à « établir une paix juste et durable en Ukraine ». « J’espère qu’un jour nous pourrons décerner un prix Nobel de la paix à Donald Trump et je suis convaincue que, s’il impacte la situation en instaurant une paix juste et durable en Ukraine, alors nous pourrons, finalement, également proposer sa candidature au prix Nobel de la paix », a déclaré Giorgia Meloni en réponse à un journaliste, après une conférence de presse conjointe avec le chancelier allemand Friedrich Merz.

La chef du gouvernement italien accueillait vendredi à Rome son homologue allemand dans le cadre d’un sommet intergouvernemental Italie-Allemagne pendant lequel les deux puissances européennes ont signé plusieurs accords pour renforcer leur coopération tant sur le plan stratégique que dans les domaines de la sécurité et de la défense.

Le président américain Donald Trump, qui a présenté jeudi son nouveau « Conseil de paix » – initialement conçu pour superviser la trêve à Gaza et la reconstruction du territoire, mais qui est devenu un organe destiné à œuvrer pour la résolution des conflits à l’échelle mondiale –, se plaint régulièrement de ne pas avoir reçu le prix Nobel de la paix l’an dernier, malgré ses efforts en ce sens.