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Guerre en Iran : Trente pays se réunissent jeudi pour sécuriser le détroit d’Ormuz

Le 28 février, un conflit a été déclenché par des frappes israélo-américaines sur l’Iran, entraînant une quasi-paralysie du détroit d’Ormuz. Le 19 mars, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et le Japon ont diffusé un communiqué commun disant être « prêts à contribuer » aux efforts pour sécuriser le détroit.

Les pays du monde entier expriment des craintes quant à un éventuel blocage prolongé du détroit d’Ormuz, en raison de la campagne initiée par Donald Trump et Benyamin Netanyahou. Pour répondre à cette situation, la ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, organise ce jeudi une vidéoconférence avec 35 autres nations afin de discuter des mesures de sécurisation du détroit.

« Le Royaume-Uni a désormais rassemblé 35 nations autour de notre déclaration d’intention de défendre ensemble la sécurité maritime dans le Golfe », a déclaré le Premier ministre britannique Keir Starmer lors d’une conférence de presse ce matin, annonçant la tenue de cette réunion « cette semaine ».

L’objectif, « reprendre la circulation des marchandises »

Au cours de cette réunion, « nous évaluerons toutes les mesures diplomatiques et politiques viables que nous pouvons prendre pour rétablir la liberté de navigation, garantir la sécurité des navires et des marins bloqués et reprendre la circulation des marchandises vitales », a expliqué Keir Starmer.

Il a ajouté que des discussions suivraient également entre les « planificateurs militaires » des pays concernés « afin d’examiner comment nous pouvons mobiliser nos capacités et rendre le détroit accessible et sûr, une fois les combats terminés ».

Depuis le début du conflit, qui a démarré le 28 février avec des frappes israélo-américaines sur l’Iran, la quasi-paralysie du détroit d’Ormuz par Téhéran, par où transite habituellement un cinquième de la production pétrolière mondiale ainsi que du gaz naturel liquéfié, a provoqué une forte hausse des prix des hydrocarbures, impactant l’économie mondiale.

Le 19 mars, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et le Japon ont publié une déclaration commune affirmant être « prêts à contribuer » aux efforts pour sécuriser le détroit, rejoints depuis par une trentaine d’autres pays.

Donald Trump s’attaque à l’Europe

Ces discussions se tiennent sous la pression des États-Unis, Donald Trump appelant les pays dépendants des transports maritimes dans le détroit à se mobiliser pour le débloquer.

« Les États-Unis ne seront plus là » pour aider les nations dont l’approvisionnement pétrolier dépend du détroit d’Ormuz, a affirmé Donald Trump mardi. Il critique régulièrement la France, le Royaume-Uni et l’Otan, les accusant de ne pas apporter un soutien suffisant à l’armée américaine dans ce conflit. Mercredi, il a encore décrit l’Alliance atlantique comme un « tigre de papier » dans un entretien avec le quotidien britannique The Telegraph.

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Interrogé sur la possibilité de remettre en question l’adhésion des États-Unis à l’Otan après le conflit, le président a répondu : « Oh oui, je dirais même que cela va au-delà d’une simple remise en question ».