Guerre en Iran : Téhéran accuse les États-Unis de préparer une « attaque terrestre »
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré ce dimanche que les États-Unis planifiaient une offensive terrestre tout en menant des efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre. Selon le Washington Post, le Pentagone se prépare à des opérations terrestres de plusieurs semaines, qui n’iraient pas jusqu’à une invasion à grande échelle de l’Iran, mais impliqueraient plutôt des raids en territoire iranien.
L’offensive aura-t-elle lieu ? Un mois après les premières frappes en Iran, le président du Parlement iranien a déclaré ce dimanche que les États-Unis planifiaient une opération terrestre tout en menant des efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre. « L’ennemi envoie publiquement des messages de négociation et de dialogue, tout en planifiant secrètement une offensive terrestre », a affirmé Mohammad Bagher Ghalibaf dans un communiqué relayé par l’agence de presse officielle Irna.
« Nos hommes attendent l’arrivée des soldats américains sur le terrain pour les attaquer et punir une bonne fois pour toutes leurs alliés régionaux », a-t-il ajouté. Mohammad Bagher Ghalibaf a appelé les Iraniens à l’unité, soulignant que le pays était engagé dans « une guerre mondiale majeure » qui en était « à son stade le plus critique. » « Nous sommes convaincus que nous pouvons punir les États-Unis, leur faire regretter d’avoir attaqué l’Iran et faire valoir fermement nos droits légitimes », a-t-il encore déclaré.
Des raids plutôt qu’une invasion à grande échelle
Selon le Washington Post, qui a cité samedi des responsables américains, le Pentagone se prépare à des opérations terrestres d’une durée de plusieurs semaines. De telles opérations n’iraient pas jusqu’à une invasion à grande échelle de l’Iran, selon ces responsables, mais impliqueraient plutôt des raids en territoire iranien par les forces spéciales et d’autres soldats.
L’armée américaine a annoncé samedi l’arrivée au Moyen-Orient du Tripoli, un navire d’assaut amphibie à la tête d’un groupe naval comprenant « quelque 3.500 » marins et soldats du corps des Marines.

