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Guerre en Iran : Paris annonce des perturbations aériennes pendant plusieurs semaines

Le trafic est en baisse de 7 % à l’aéroport de Charles-de-Gaulle et de 1 % à Orly. Selon les données publiées lundi par le fournisseur Cirium, au moins 1.560 vols à l’arrivée au Moyen-Orient sur 3.779 ont été annulés dans la journée.

La situation demeure difficile pour les passagers des compagnies aériennes. Lundi, les conséquences de la guerre en Iran continuent de perturber le trafic aérien mondial, entraînant de nombreuses annulations et des perspectives incertaines de retour à la normalité pour les voyageurs. Les compagnies aériennes et les gestionnaires d’aéroports prévoient que ces perturbations pourraient durer.

Dans une intervention sur BFM Business lundi, le PDG d’Aéroports de Paris (ADP), Philippe Pascal, a averti que les effets sur les passagers ne se limiteront pas à quelques jours. « Même si ça devait revenir du jour au lendemain, les répercussions dureront plusieurs jours, plusieurs semaines, pour rétablir l’ensemble du trafic et les couloirs aériens nécessaires, pour ne serait-ce que coopérer entre deux aéroports », a-t-il déclaré.

Le trafic aérien déjà affecté à Paris

À Paris, les impacts sont d’ores et déjà mesurables pour les passagers. Le trafic a diminué de 7 % à l’aéroport de Charles-de-Gaulle et de 1 % à Orly. « En gros, ça fait 300 vols qui vont être annulés entre maintenant et la fin de la semaine si les événements se poursuivent. Ce week-end, ça a été 130 vols annulés pour 35.000 passagers », a précisé le dirigeant.

Les perturbations dépassent néanmoins largement les aéroports parisiens. Le groupe ADP, dont l’Etat français détient 50,6 %, opère 24 aéroports à l’international. Certains d’entre eux sont fortement impactés. « Les aéroports les plus concernés : en Jordanie, c’est 50 % du trafic en moins. À Médine, c’est 25 % du trafic ces deux derniers jours qui ont été impactés. Par répercussion, notre aéroport à Delhi, qui est actuellement notre aéroport le plus important en termes de nombre de passagers, subit un impact de l’ordre de 5 à 7 % », a détaillé Philippe Pascal.

Des milliers de vols annulés depuis le début du conflit

Selon les données fournies lundi par Cirium, au moins 1.560 vols à l’arrivée au Moyen-Orient sur 3.779 ont été annulés dans la journée, après 2.000 annulations dimanche sur 4.000 vols prévus, représentant environ 900.000 sièges impactés. Par ailleurs, Air France a prolongé la suspension de ses liaisons vers le Moyen-Orient au moins jusqu’à jeudi inclus.

Notre dossier sur le trafic aérien

Face à cette situation, l’Association internationale du transport aérien (Iata), qui regroupe plus de 360 compagnies aériennes représentant 85 % du trafic commercial mondial, a appelé lundi les parties en conflit à épargner les avions et les aéroports. Depuis le début de ce conflit, le secteur aérien subit des impacts significatifs avec de lourdes conséquences pour les voyageurs.