Guerre en Iran : Mojtaba Khamenei est-il le successeur de son père ?
Mojtaba Khamenei, né le 8 septembre 1969 à Machhad, serait à la tête d’une fortune colossale, avec des biens immobiliers à Londres, une villa à Dubaï et des hôtels à Francfort et à Majorque. Selon Bloomberg, il se serait fortement enrichi en tissant un vaste réseau de sociétés écrans à l’étranger.

Suite au décès d’Ali Khamenei, l’Iran se cherche un nouveau guide suprême. Le régime des mollahs souhaite agir rapidement, désignant « dès que possible » un successeur à l’ayatollah, décédé le 28 février lors de frappes américano-israéliennes à Téhéran. Parmi les candidats, plusieurs noms circulent depuis quelques jours, comme Alireza Arafi, l’un des trois membres du conseil d’intérim, ou encore le conservateur Mohsen Araki, ainsi que Hassan Khomenei, le petit-fils de l’ayatollah Khomenei, qui a fondé la République islamique.
Pourtant, c’est principalement le nom de Mojtaba Khamenei qui est évoqué comme le candidat favori pour succéder à son père. Selon Iran International, un média en exil opposé au pouvoir à Téhéran, il aurait déjà été désigné, bien que son intronisation ne soit pas encore confirmée par les médias d’État. Âgé de 56 ans, Mojtaba Khamenei est l’un des six enfants de l’ancien guide suprême et le seul à occuper une position publique, sans avoir de fonction officielle.
Une influence considérable
Discret, il aurait déjà une influence énorme en Iran, notamment grâce à ses connexions avec les Gardiens de la révolution. Certains le voient comme le véritable responsable, agissant en coulisses au sein du bureau de son père. Dès 2019, le Trésor américain, qui l’a mis sous sanctions, avait indiqué que Mojtaba Khamenei « représente le Guide suprême à titre officiel, bien qu’il n’ait jamais été élu ni nommé à un poste gouvernemental, en dehors de ses fonctions au sein du bureau de son père. »
Ali Khamenei « a délégué une partie de ses responsabilités de direction » à son fils, « qui a travaillé en étroite collaboration avec le commandant de la Force Qods du Corps des Gardiens de la révolution islamique ainsi qu’avec la force de résistance Bassij afin de faire avancer les ambitions régionales déstabilisatrices de son père et ses objectifs intérieurs répressifs », avait ajouté le Trésor américain sur son site.
À la tête d’une immense fortune
Affichant une barbe poivre et sel et un turban noir, signe des « seyyed », descendants du prophète Mahomet, Mojtaba Khamenei, né le 8 septembre 1969 dans la ville sainte de Machhad, serait à la tête d’une énorme fortune. Selon Bloomberg, le fils de l’ex-guide suprême se serait considérablement enrichi en établissant un vaste réseau de sociétés écrans à l’étranger. Il posséderait des biens immobiliers à Londres, une villa à Dubaï et des hôtels de luxe à Francfort (Allemagne) et à Majorque (Espagne).
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Sur le plan religieux, il a étudié la théologie dans la ville sainte de Qom, au sud de Téhéran, où il a également enseigné. Il a atteint le rang d’hodjatoleslam, un titre donné aux clercs de rang intermédiaire, inférieur à celui d’ayatollah, titres que détenaient son père et Rouhollah Khomeini.
Son épouse également tuée dans les frappes
S’il venait à être désigné guide suprême, Mojtaba Khamenei, qui a également perdu son épouse Zahra Haddad-Adel dans les frappes, deviendrait alors « une cible » à abattre pour Israël. « Tout dirigeant nommé par le régime terroriste iranien sera une cible sans équivoque pour élimination », a affirmé mercredi Israël Katz, ministre de la Défense israélien.

