Guerre en Iran : Mahmoud Ahmadinejad, annoncé mort, serait en vie.
Les médias ont annoncé ce lundi la mort de Mahmoud Ahmadinejad dans des frappes américaines sur Téhéran dimanche, une information démentie par plusieurs sources. Trois gardes du corps de l’ancien président, membres du Corps des Gardiens de la révolution islamique, ont été tués, tandis que sa résidence personnelle n’a pas été affectée.
Sa mort a-t-elle été annoncée trop tôt ? Ce lundi, de nombreux médias internationaux rapportaient le décès de Mahmoud Ahmadinejad lors de frappes américaines sur Téhéran dimanche. Selon plusieurs de ces médias, cette information provenait de l’agence de presse iranienne Ilna.
L’annonce de la mort de l’ancien président de la République islamique d’Iran, qui a exercé de 2005 à 2013, a engendré de nombreuses réactions, principalement de joie, sur les réseaux sociaux.
Trois de ses gardes du corps tués
Cependant, cette information a été démentie par plusieurs sources. L’agence de presse turque Anadolu Ajansi a ainsi déclaré que « Mahmoud Ahmadinejad est vivant et indemne ». L’agence cite un conseiller de l’ancien président, parlant sous condition d’anonymat, qui précise être « en contact avec lui ».
« Un bâtiment lié à son dispositif de sécurité a été touché hier. Trois de ses gardes du corps, membres du Corps des Gardiens de la révolution islamique, ont été tués. Sa résidence personnelle n’a pas été affectée et n’a pas été visée, bien qu’elle se trouve à 100 mètres de ce bâtiment », a ajouté la source.
Cette information a été confirmée par l’agence de presse Iran international, qui assure que l’ancien dirigeant est bien vivant et en sécurité.
Farouche opposant à Israël, Mahmoud Ahmadinejad avait à plusieurs reprises prédit la disparition de l’État israélien. Il avait marqué ses deux mandats par une politique très dure sur la scène internationale, notamment concernant le programme nucléaire iranien, ce qui a conduit à des sanctions internationales ayant plongé le pays dans une grave crise économique, attirant également les critiques de son propre camp, y compris du clergé chiite au pouvoir.
Considéré comme le protégé du guide suprême Ali Khamenei à son arrivée au pouvoir, il est devenu par la suite un élément trop imprévisible au sein du système, en raison de ses tentatives d’élargir ses compétences en tant que président élu.

