Guerre en Iran : L’hélicoptère Tigre de l’armée française face aux drones.
Le chef d’état-major de l’Armée de Terre, Pierre Schill, a annoncé le déploiement de quatre hélicoptères Tigre de l’Alat dans le Golfe, renforçant ainsi les six Rafale de l’armée de l’Air déjà présents sur place. Entré en service en 2005, le Tigre est un hélicoptère franco-allemand de combat, capable de voler à plus de 250 km/h et disposant d’une autonomie variant de 2h30 à 4 heures.
Le chef d’état-major de l’Armée de Terre, Pierre Schill, a annoncé l’envoi de quatre hélicoptères Tigre de l’ALAT (aviation légère de l’armée de Terre) dans le Golfe. Ils renforceront les six Rafale de l’armée de l’Air déjà déployés, en soutien à ceux de l’escadron 1/7 Provence, présents sur place. Ces hélicoptères offrent une option supplémentaire dans la lutte contre les drones iraniens.
Le Tigre est équipé d’un canon de 30 mm, capable de tirer jusqu’à 720 coups par minute, avec une portée d’environ 2.500 mètres. Dans une interview accordée au Point, Pierre Schill a mentionné « l’intégration de roquettes laser sur le Tigre, même si le but est d’utiliser son canon, qui est très puissant ». Il a également précisé que « nous expérimentons des drones intercepteurs » sur le terrain.
Entré en service en 2005, le Tigre est un hélicoptère de combat franco-allemand, conçu par Airbus Helicopters, capable d’opérer de jour comme de nuit contre des cibles terrestres ou aériennes lentes (hélicoptères, aéronefs lents, drones). Il effectue des missions d’appui-protection et d’appui-destruction. Selon les versions, il peut porter quatre missiles air-air Mistral avec une portée de 6 km, et des missiles antichars Hellfire, qui devraient être remplacés par le missile longue portée Akeron de MBDA, d’une portée minimale de 8 km.
Le Tigre peut atteindre plus de 250 km/h en pleine charge et sa capacité d’autonomie varie de 2h30 à 4 heures, selon la configuration. Composé à 80 % de matériaux composites (Kevlar, fibre de carbone), cet hélicoptère offre une excellente manœuvrabilité, lui permettant d’effectuer des loopings et de se déplacer rapidement dans des terrains d’opération complexes, comme en montagne, tout en avançant en marche arrière à 70 km/h.
Son déploiement au Moyen-Orient vise à protéger les pays du Golfe menacés par les drones Shahed, tirés par l’Iran, et à permettre l’utilisation de vecteurs moins coûteux que les missiles Mica tirés par les Rafale, dont le coût unitaire est estimé entre 600.000 et 700.000 euros.

