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Guerre en Iran : Les États-Unis autorisent temporairement la vente de pétrole russe

Les États-Unis ont délivré une licence autorisant la vente jusqu’au 11 avril de pétrole brut et de produits pétroliers russes chargés à bord de navires avant le 12 mars à minuit. Emmanuel Macron a rappelé mercredi que le blocage du détroit d’Ormuz « ne justifie en aucun cas de lever les sanctions » exercées contre la Russie.

La guerre en Iran et au Moyen-Orient profite à Moscou. Alors que les prix des carburants augmentent à l’échelle mondiale, les États-Unis ont annoncé jeudi qu’ils autorisaient temporairement la vente de pétrole russe stocké sur des navires. Cependant, cette mesure est qualifiée de « mesure à court terme » par Scott Bessent, le ministre américain des Finances.

Dans le but d’« accroître la portée mondiale de l’offre existante », les États-Unis ont délivré une licence permettant la vente jusqu’au 11 avril de pétrole brut et de produits pétroliers russes chargés sur des navires avant le 12 mars à minuit. Selon Scott Bessent, cette annonce ne devrait pas générer « de bénéfices financiers significatifs au gouvernement russe, qui perçoit la majorité des taxes au moment de l’extraction » du pétrole.

Le dilemme d’assouplir les sanctions

Bien que temporaire, cette décision représente un nouvel assouplissement des sanctions économiques imposées à la Russie depuis l’invasion de l’Ukraine. « Les États-Unis reconnaissent en fait l’évidence : sans le pétrole russe, le marché mondial de l’énergie ne peut pas rester stable », a réagi Kirill Dmitriev, l’émissaire du Kremlin pour les questions économiques, sur Telegram.

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La semaine dernière, l’administration américaine avait déjà autorisé la livraison pendant un mois de pétrole russe bloqué en mer vers l’Inde. Toutefois, un tel assouplissement pose un dilemme aux États-Unis, qui ont tenté depuis 2022 de restreindre les capacités de Moscou à financer la guerre en Ukraine. Emmanuel Macron, s’exprimant au nom des dirigeants du G7, a d’ailleurs rappelé mercredi que le blocage du détroit d’Ormuz « ne justifie en aucun cas de lever les sanctions » contre la Russie.