Guerre en Iran et au Moyen-Orient : premiers Français rapatriés à Paris.
Le premier vol organisé pour rapatrier des Français bloqués au Moyen-Orient depuis le début de la guerre en Iran est arrivé tôt ce mercredi matin à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle en provenance d’Oman. Quelque 400.000 ressortissants français sont présents dans la quinzaine de pays concernés par le conflit, et davantage se signalent auprès des autorités consulaires « mais tous ne veulent pas rentrer en France », précise la ministre déléguée.
Cris d’enfants, émouvantes retrouvailles et quelques larmes : le premier vol organisé pour ramener des Français bloqués au Moyen-Orient depuis le début de la guerre en Iran est arrivé ce mercredi matin à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, en provenance d’Oman.
L’avion affrété par Air France a quitté Mascate, la capitale du sultanat, en début de soirée et a atterri peu avant 3 heures du matin mercredi au nord de Paris.
### Des places réservées par le ministère des Affaires étrangères pour les personnes coincées à Dubaï
Ce « vol hybride » a transporté à la fois des passagers et du personnel de la compagnie, mais aussi « beaucoup de familles, de jeunes enfants, des femmes enceintes, une colonie de vacances », dont « la quasi-totalité était à Dubaï », a précisé la ministre Éléonore Caroit aux journalistes présents dans le terminal.
Une centaine de places avaient été réservées par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères pour les personnes les plus « vulnérables », a souligné la ministre déléguée chargée de la Francophonie, des partenariats internationaux et des Français de l’étranger.
« L’idée est de multiplier ce type de dispositif pour qu’un nombre le plus grand possible de Français puisse rentrer en sécurité », a-t-elle ajouté.
### Des vols en provenance d’Egypte pour les personnes venant d’Israël
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré sur France 2 qu’il y aurait « plusieurs vols » ce mercredi, dont un transportant des ressortissants français présents aux Émirats Arabes Unis et « un autre qui partira de l’Égypte pour pouvoir emporter certains de nos compatriotes […] les plus vulnérables en provenance d’Israël ».
Après l’attaque israélo-américaine contre l’Iran samedi et les représailles de la République islamique contre des monarchies du Golfe et Israël, de nombreux espaces aériens ont été fermés.
### « On était déconnectés »
Pour Xavier Figuls et sa famille, ces vacances se sont terminées plus tôt que prévu : l’atterrissage nocturne à Roissy a marqué la fin d’un long voyage, après « 10 heures de bus depuis Dubaï pour arriver à Mascate ».
Le couple originaire de Perpignan était arrivé samedi matin aux Émirats arabes unis avec leurs enfants de 4 et 9 ans « quasi au début des bombardements », se remémore Marie.
« On était déconnectés, et on était dans une partie de la ville où l’on n’entendait pas les bombardements », raconte-t-elle. « On a appris par nos familles en France que ça commençait à sentir pas très très bon », a ajouté cette employée d’Air France.
### 400.000 Français présents dans la région
Aux côtés de Philippe Tabarot, le ministre des Transports, Éléonore Caroit a souligné un contexte « très volatile », avec « des espaces aériens qui peuvent ouvrir et refermer, des corridors qui se mettent en place et peuvent être suspendus ».
Un peu plus de 400.000 ressortissants français se trouvent dans la quinzaine de pays touchés par le conflit, et davantage se signalent auprès des autorités consulaires, « mais tous ne souhaitent pas rentrer en France », précise la ministre déléguée.
En quatre jours, la guerre au Moyen-Orient a entraîné l’annulation de 19.000 vols, selon le fournisseur de données spécialisé Cirium.

