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Guerre en Iran : Attaques dans le Golfe, pétrole en hausse.

Le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani a condamné jeudi l’« attaque » d’une base italienne à Erbil, au Kurdistan irakien, qui n’a pas fait de blessé. Le bilan communiqué mercredi par les autorités libanaises fait état de 634 morts au Liban – dont 91 femmes et 47 enfants – depuis le début de la guerre, ainsi que 1.586 blessés.

Une base italienne « attaquée » en Irak, pas de blessé

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a condamné jeudi l’« attaque » d’une base italienne à Erbil, au Kurdistan irakien, qui n’a pas fait de blessé. « Je condamne fermement l’attaque d’une base italienne à Erbil. Je viens juste de m’entretenir avec notre ambassadeur en Irak, et heureusement, tous nos militaires sont sains et saufs dans leur bunker », a-t-il déclaré sur X.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, la région du Kurdistan autonome et sa capitale Erbil (nord) ont essuyé de multiples attaques attribuées à des factions pro-iraniennes, pour la plupart neutralisées par la défense antiaérienne.

Bahreïn demande aux habitants de rester chez eux après une attaque contre des réservoirs de pétrole

Le ministère de l’Intérieur du Bahreïn a appelé jeudi les habitants de plusieurs localités à rester chez eux après une attaque, attribuée à l’Iran, contre des réservoirs d’hydrocarbures. Cette attaque a déclenché un incendie, dégageant énormément de fumée, que les autorités tentent d’éteindre.

Plus tôt, le ministère avait dénoncé « une attaque iranienne visant des réservoirs de carburant dans une installation du gouvernorat de Muharraq ».

L’Arabie Saoudite dit avoir neutralisé un drone s’approchant des ambassades

Le ministère de la Défense saoudien a annoncé jeudi avoir abattu un drone qui s’approchait d’un quartier abritant des ambassades étrangères dans la capitale Ryad.

Le ministère de la Défense du Koweït a également indiqué jeudi que ses défenses aériennes ont intercepté plusieurs drones, alors que l’Iran mène des frappes contre des pays du Golfe riches en pétrole.

Au Liban, au moins sept morts dans une nouvelle attaque israélienne sur le centre de Beyrouth

Les autorités libanaises ont rapporté jeudi la mort de sept personnes lors d’une frappe israélienne sur le front de mer à Beyrouth, alors que le Hezbollah tirait un nouveau barrage de missiles vers Israël.

Les médias locaux ont diffusé des images montrant de la fumée le long de la côte après cette frappe sur la plage de Ramlet al-Bayda, où des personnes déplacées dorment à la belle étoile depuis le déclenchement du dernier conflit entre Israël et le groupe armé libanais pro-iranien.

Un porte-conteneurs touché par un « projectile inconnu » au large des Émirats

Un porte-conteneurs a été touché jeudi par un « projectile inconnu » au large des Émirats arabes unis, provoquant un « petit incendie » à bord, a indiqué l’agence maritime britannique (UKMTO).

Le capitaine du navire a précisé que « tout l’équipage était sauf », ajoutant que l’évaluation de l’étendue des dégâts était freinée par l’obscurité.

Le baril de pétrole oscille autour de 100 dollars

Vers 6h40, le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison mai 2026, s’affichait en hausse de 8,25 % à 99,57 dollars.

Le bilan s’alourdit au Liban depuis le début de l’offensive israélienne

Le dernier bilan communiqué mercredi par les autorités libanaises fait état de 634 morts au Liban – dont 91 femmes et 47 enfants – depuis le début de la guerre, ainsi que 1.586 blessés. Le nombre de déplacés recensés dépasse les 800.000.

Les entreprises de la finance et la tech dans le viseur de l’Iran

L’armée iranienne a déclaré mercredi vouloir désormais frapper « les centres économiques et les banques » dans le Golfe, tandis que l’agence iranienne Tasnim a cité les géants américains de la tech comme de « futures cibles » de Téhéran, parmi lesquels Amazon, Google, Microsoft, IBM, Oracle ou encore Nvidia.

Nouvelle flambée du pétrole

Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial du pétrole, a à nouveau franchi ce jeudi la barre des 100 dollars, malgré le déblocage de stocks massifs pour éviter une pénurie mondiale.

Les réserves stratégiques de pétrole massivement débloquées

Pour contenir la hausse des prix à la pompe, Donald Trump a annoncé mercredi que les États-Unis allaient prélever « un peu » de pétrole dans leurs réserves stratégiques. Ce sont en fait « 172 millions de barils » qui seront débloqués « à partir de la semaine prochaine », a précisé son ministre de l’Énergie, Chris Wright, sur X.

Plus tôt dans la journée, les 32 pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ont décidé « à l’unanimité » de libérer sur les marchés 400 millions de barils de pétrole de leurs réserves stratégiques « pour compenser la perte d’approvisionnement due à la fermeture effective du détroit » d’Ormuz. Il s’agit du déblocage « le plus important » de son histoire, a précisé l’AIE.

Les Gardiens de la révolution menacent de « détruire l’économie mondiale »

Les Gardiens de la révolution ne comptent pas capituler face à Israël et aux États-Unis. « Ils (les ennemis) doivent envisager la possibilité qu’ils soient engagés dans une guerre d’usure de long terme qui va détruire l’économie américaine entière de même que l’économie mondiale et entraînera l’érosion de toutes ses capacités militaires jusqu’à leur destruction totale », a déclaré mercredi Ali Fadavi, conseiller du commandant en chef des Gardiens, à la télévision d’État.

Trump martèle que l’Iran est « proche de la défaite »

Le président américain a déclaré mercredi que l’Iran était « proche de la défaite » et averti que les États-Unis avaient la capacité de rendre toute reconstruction de l’Iran « presque impossible ». « On peut frapper des zones de Téhéran et d’autres endroits », a-t-il menacé.

Bienvenue dans ce nouveau Live

Bonjour à toutes et à tous. Comme chaque jour, la rédaction de 20 Minutes est mobilisée pour vous donner l’ensemble des informations sur la situation au Moyen-Orient. Alors que ce jeudi marque le 13e jour de la guerre, le ton est toujours aussi martial entre les belligérants. La désescalade n’est donc pas à l’ordre du jour entre les États-Unis, Israël et l’Iran.