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Guerre au Moyen-Orient : l’ONU exige la fin de l’impunité.

Plusieurs agences des Nations unies ont réclamé samedi la fin de l’impunité pour les violations généralisées du droit international au Moyen-Orient, alors que les morts s’accumulent, six semaines après le début de la guerre déclenchée par les frappes américano-israéliennes contre l’Iran. Depuis le début de l’année, « 14 travailleurs humanitaires ont été tués ou blessés dans les Territoires palestiniens occupés, 8 en Iran et 5 au Liban », indiquent les auteurs du communiqué.


L’ONU prend position. Samedi, plusieurs agences des Nations unies ont exigé la fin de l’impunité face aux violations massives du droit international au Moyen-Orient, alors que le nombre de morts continue d’augmenter, six semaines après le début de la guerre déclenchée par les frappes américano-israéliennes contre l’Iran. Dans un communiqué commun, les dirigeants de ces agences de l’ONU se déclarent « alarmés par les violations continues du droit de la guerre et du droit humanitaire international » dans la région. « Même les guerres ont des règles, et ces règles doivent être respectées », est-il ajouté.

Les signataires de ce communiqué, y compris le secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires, Tom Fletcher, ainsi que les chefs des agences de l’ONU pour les droits humains, la santé, l’alimentation, les réfugiés et l’enfance, dénoncent la montée du bilan humain depuis le début des frappes américano-israéliennes sur l’Iran, le 28 février. « En un mois seulement au Moyen-Orient, des dizaines de milliers de civils ont été tués ou blessés. Des centaines de milliers ont été déplacés, beaucoup d’entre eux à plusieurs reprises », écrivent-ils.

Un bilan « alarmant »

« Les chiffres continuent d’augmenter, et l’accès aux services essentiels devient de plus en plus difficile », ajoutent-ils. « Les membres des services de santé, les hôpitaux et les ambulances ont été ciblés. Des écoles ont été frappées. Des infrastructures civiles, telles que des ponts, des immeubles d’habitation, des maisons, des installations d’eau potable et des centrales énergétiques, ont été détruites », précisent les agences de l’ONU.

Elles expriment une préoccupation particulière concernant l’impact de la guerre « sur les femmes, les enfants et les personnes à besoins spécifiques ». En outre, « nos collègues humanitaires ont été pris dans les hostilités », signalent-elles. Depuis le début de l’année, « 14 travailleurs humanitaires ont été tués ou blessés dans les Territoires palestiniens occupés, 8 en Iran et 5 au Liban », soulignent les auteurs du communiqué, qualifiant la situation de « alarmante ».

Les responsables des agences onusiennes affirment qu’ils « condamnent fermement toutes les attaques contre des civils, y compris les travailleurs humanitaires et de la santé, ainsi que contre des biens civils ». « Nous demandons que toutes les parties – que ce soient des pays membres des Nations unies ou des groupes armés – respectent leurs obligations légales de protéger les civils, y compris le personnel humanitaire, et les infrastructures civiles », ajoutent-ils.