International

Guerre au Moyen-Orient : La France s’indigne de la mort de 3 Casques bleus au Liban

La mort de trois Casques bleus indonésiens dans le sud du Liban a conduit à une réunion en urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, prévue ce mardi à 10 heures (15 heures à Paris). Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a dénoncé des « incidents gravissimes » survenus dimanche et lundi, incluant des « intimidations de la part de soldats de l’armée israélienne » dans la zone de Naqoura.


La mort de trois Casques bleus indonésiens dans le sud du Liban, où se déroulent des affrontements entre Israël et le mouvement Hezbollah, soutenu par l’Iran, suscite l’indignation de la diplomatie française. Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira en urgence ce mardi à ce sujet.

La France a demandé la convocation de cette réunion, qui commencera à 10 heures (15 heures à Paris), alors qu’Israël a ordonné à son armée d’élargir la « zone de sécurité » au Liban, où elle effectue des frappes massives et une incursion terrestre importante.

Après la mort des soldats de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) – un dimanche et deux lundi – le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a condamné des « incidents gravissimes ». Il a également évoqué « de graves incidents subis (dimanche) par le contingent français de la Finul dans la zone de Naqoura », située sur la côte libanaise près de la frontière israélienne, en faisant référence à des « intimidations de la part de soldats de l’armée israélienne ».

De son côté, l’armée israélienne a annoncé mardi qu’elle menait une enquête et a appelé à « ne pas présumer » de sa responsabilité dans la mort des membres de la Finul, qui compte près de 8.200 soldats provenant de 47 pays.

Le Liban a été impliqué dans le conflit entre Israël et les États-Unis d’un côté et l’Iran de l’autre suite à une attaque du Hezbollah contre Israël, survenue le 2 mars en réponse à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué lors d’une frappe à Téhéran. Depuis cette date, les frappes israéliennes ont causé la mort de plus de 1.200 personnes et en ont blessé plus de 3.600, d’après le dernier bilan du ministère de la Santé.