Grande Bretagne : Rejet massif de l’accord sur le Brexit

L’opposition travailliste a présenté une motion de censure contre le gouvernement de Theresa May, après que l’accord négocié par celle-ci pour quitter l’Union européenne ( UE ) a été rejeté par la chambre des Communes.

La Chambre des communes a rejeté mardi soir l’accord sur le Brexit négocié par la Première ministre britannique Theresa May avec l’Union européenne.

La chambre des Communes a refusé l’accord de divorce par 432 voix, 202 s’étant prononcé pour, malgré une ultime mise en garde de Theresa May contre «l’incertitude» engendrée par ce rejet.

Dans un ultime plaidoyer peu avant le scrutin, Mme May avait estimé que voter contre l’accord revenait à se prononcer pour « l’incertitude, la division et le risque réel de ne pas conclure d’accord ». Elle avait en outre souligné le caractère historique de cette décision, qui constituerait l’un des moments les plus importants de la carrière politique des parlementaires.

«La chambre a parlé et ce gouvernement écoutera», a-t-elle déclaré immédiatement après le vote, proposant des discussions entre partis pour déterminer la voie à suivre.

Le chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn a quant à lui présenté une motion de censure contre le gouvernement conservateur.

«J’ai introduit une motion de censure contre ce gouvernement», a expliqué le travailliste, qualifiant de défaite «catastrophique» pour le gouvernement le résultat du vote.

Cette défaite par 230 voix est la plus importante essuyée par un gouvernement britannique depuis les années 1920.

Inquiétudes à Bruxelles
Réagissant au vote, le président de la commission Européenne Jean-Claude Juncker a appelé dans un communiqué le Royaume-Uni à «clarifier ses intentions dès que possible», craignant une sortie du Royaume-Uni de l’UE sans accord. «Le temps est presque écoulé», a-t-il ajouté.

De son côté le président du Conseil européen Donald Tusk s’est interrogé sur une «solution positive» après le rejet de l’accord. «Si un accord est impossible, et que personne ne veut un non-accord, alors qui aura finalement le courage de dire quelle est la seule solution positive ?», a-t-il déclaré dans un tweet.

Si son gouvernement survit à la motion de censure, Theresa May a jusqu’au 21 janvier pour proposer un «Plan B» aux parlementaires britanniques.

Le 24 juin 2016, les citoyens britanniques ont voté par référendum à 51,9 % pour le Brexit. La date limite au delà de laquelle le pays devra avoir quitté l’UE est toujours fixée au 29 mars 2019.

Avec agences