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Gaza : Plus de 100 enfants ne sont pas protégés depuis le cessez-le-feu Hamas-Israël

Les bombardements et les tirs ont ralenti pendant le cessez-le-feu, mais ils n’ont pas cessé, selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). En novembre, les autorités de Gaza ont annoncé que plus de 70.000 personnes ont été tuées depuis le début de la guerre menée par Israël en représailles de l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023.


« Les bombardements et les tirs ont ralenti pendant le cessez-le-feu, mais ils n’ont pas cessé », indique mardi le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). L’association rapporte qu’au moins 100 enfants ont perdu la vie à Gaza depuis le début du cessez-le-feu avec Israël en octobre.

Cette information a été relayée par le porte-parole de l’Unicef, James Elder, qui a déclaré : « Plus de 100 enfants ont été tués à Gaza depuis le cessez-le-feu début octobre. Cela représente environ un garçon ou une fille tué(e) chaque jour pendant le cessez-le-feu. » Au cours de cette période, 60 garçons et 40 filles ont été tués, et des centaines d’autres ont été blessés.

Ces données pourraient être sous-estimées par manque de preuves. Un responsable du ministère de la Santé de Gaza a annoncé un chiffre plus élevé, soit 165 enfants décédés depuis le cessez-le-feu, sur un total de 442 morts. « De plus, sept enfants sont morts d’hypothermie depuis le début de l’année », a précisé Zaher Al-Wahidi, directeur du département informatique du ministère de la Santé.

Lors de cette conférence de presse, le porte-parole de l’Unicef a évoqué les restrictions qui demeurent dans la bande de Gaza « sur une large gamme de produits de première nécessité », y compris les fournitures médicales, le carburant et l’eau.

Bien qu’il y ait eu quelques progrès humanitaires depuis le début du cessez-le-feu, l’association souligne que ces deux années de conflit « ont rendu la vie des enfants de Gaza extrêmement éprouvante ». James Elder a ajouté que les enfants de la bande de Gaza vivaient dans un climat de peur, « tandis que leurs traumatismes psychologiques demeurent largement non pris en charge, s’aggravant et s’ancrant dans la durée. »

En novembre, les autorités de Gaza avaient annoncé que plus de 70.000 personnes avaient été tuées depuis le début de la guerre engagée par Israël en réponse à l’attaque sans précédent du Hamas contre ce pays le 7 octobre 2023.

Ces derniers jours, l’enclave a dû faire face à des conditions météorologiques difficiles. Les tempêtes et les fortes pluies ont gravement impacté la vie des Palestiniens.