Gaza : Composition du Conseil de paix de Donald Trump s’affine
Le président américain Donald Trump a commencé à former son « Conseil de paix pour Gaza », plusieurs dirigeants étrangers ayant indiqué avoir reçu une invitation à le rejoindre. Le cabinet du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a exprimé son opposition à la composition de ce nouvel organe, déclarant que l’annonce sur sa composition « n’a pas été coordonnée avec Israël et va à l’encontre de sa politique ».
Les instances de l’après-guerre à Gaza prennent forme. Le président américain Donald Trump a entamé la création de son « Conseil de paix pour Gaza », plusieurs dirigeants étrangers ayant reçu une invitation à le rejoindre. La Maison-Blanche a annoncé qu’un Conseil de paix, présidé par Donald Trump, serait constitué dans le cadre d’un plan en 20 points visant à mettre fin à la guerre, plan soutenu par Washington, en plus de deux autres entités reliées à ce conseil.
Ce Conseil de paix, dirigé par Donald Trump, traitera des questions liées au « renforcement des capacités de gouvernance, aux relations régionales, à la reconstruction, à l’attraction d’investissements, au financement à grande échelle et à la mobilisation des capitaux » pour la réhabilitation de Gaza, durement touchée par deux ans de conflit, a précisé la Maison-Blanche.
Un Conseil de la paix déjà bien formé
Des noms de membres de ce Conseil commencent à émerger, la présidence américaine ayant confirmé certaines participations. Parmi les membres annoncés figurent, bien sûr, Donald Trump, qui sera à la présidence, ainsi que Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine, Steve Witkoff, l’émissaire spécial de Donald Trump, Jared Kushner, son gendre et médiateur officieux, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, le milliardaire américain Marc Rowan, le président de la Banque mondiale Ajay Banga et Robert Gabriel, un conseiller de Donald Trump.
Plusieurs dirigeants étrangers ont aussi déclaré avoir reçu des invitations à intégrer ce Conseil de la part de l’administration Trump, sans toutefois confirmer s’ils allaient accepter. Cela inclut le Premier ministre albanais Edi Rama, le président argentin Javier Milei, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, le Premier ministre canadien Mark Carney, le président chypriote Nikos Christodoulides, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le président turc Recep Tayyip Erdogan.
Deux autres instances complémentaires
Outre ce conseil, deux autres entités connexes ont été mises en place : un comité palestinien et un « executive board ». Ce comité de gouvernance palestinien, organe technocratique sous la supervision du premier conseil, a pour but de « superviser la restauration des services publics essentiels, la reconstruction des institutions civiles et la stabilisation de la vie quotidienne à Gaza », selon la Maison-Blanche. Composé de 15 personnalités palestiniennes, il est présidé par Ali Shaath, ancien vice-ministre palestinien.
L’« executive board », troisième entité, a pour mission « d’assurer une gouvernance efficace et de fournir des services de pointe favorisant la paix, la stabilité et la prospérité pour la population de Gaza », selon Washington. Les premiers membres connus incluent Steve Witkoff, Jared Kushner, Tony Blair et Marc Rowan, mais également le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, ancien envoyé des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, l’émissaire de l’ONU pour le Proche-Orient Sigrid Kaag, ainsi que d’autres représentants turcs, qataris, égyptiens et émiratis, en plus d’un milliardaire israélien.
Du côté d’Israël, le cabinet du Premier ministre Benyamin Netanyahou a manifesté son opposition à la composition de ce nouvel organe. Selon le cabinet, l’annonce de cette composition « n’a pas été coordonnée avec Israël et va à l’encontre de sa politique ». Le Premier ministre a attribué au ministre des Affaires étrangères la tâche de contacter le secrétaire d’État américain à ce sujet. Les raisons de cette objection n’ont pas été précisées, mais Israël a notamment exprimé son refus face à tout rôle de la Turquie dans l’après-guerre à Gaza.

