Gaza : Angelina Jolie visite le point de passage de Rafah en Égypte
Angelina Jolie s’est rendue vendredi au point de passage de Rafah, côté égyptien, pour examiner les conditions des Palestiniens blessés en provenance de la bande de Gaza. Le 10 octobre, Israël n’a pas autorisé la réouverture du passage de Rafah depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu à Gaza.
Une visite pour exprimer son soutien à la population de Gaza. La star hollywoodienne Angelina Jolie s’est rendue vendredi au point de passage de Rafah, côté égyptien. L’ancienne envoyée spéciale du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), accompagnée d’une délégation américaine, a rencontré des membres du Croissant-Rouge ainsi que des chauffeurs de camions humanitaires.
D’après les médias locaux, l’actrice américaine a effectué cette visite afin de constater les conditions des Palestiniens blessés arrivant de la bande de Gaza et d’évaluer l’acheminement de l’aide humanitaire vers l’enclave assiégée. « Il y a des centaines de camions qui ne font qu’attendre », a déclaré un bénévole du Croissant-Rouge à l’actrice oscarisée, qui a également échangé avec des chauffeurs de camions humanitaires.
Examiner les conditions des Palestiniens blessés
Les médias locaux rapportent qu’Angelina Jolie a participé à cette visite pour examiner les conditions des Palestiniens blessés et l’acheminement de l’aide humanitaire vers l’enclave assiégée. Ni elle ni les autorités n’ont pour l’instant fait de déclaration officielle concernant cette visite.
Angelina Jolie, l’un des visages les plus emblématiques de Hollywood, a mis fin à son rôle d’envoyée spéciale du HCR fin 2022 après plus de 20 ans de service, affirmant vouloir « travailler différemment » et se concentrer sur des questions humanitaires plus larges. Au cours des années, elle a effectué plus de 60 missions sur le terrain, utilisant sa notoriété et l’attention médiatique qu’elle suscite pour promouvoir la cause des réfugiés.
« Détérioration de la situation humanitaire »
La réouverture du passage de Rafah, prévue par le plan de paix pour le territoire palestinien et longtemps réclamée par l’ONU et la communauté humanitaire, n’a pas été autorisée par Israël depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu à Gaza, le 10 octobre.
Dans un communiqué commun publié vendredi, l’Égypte et six autres pays à majorité musulmane ont « exigé » qu’Israël garantisse les opérations humanitaires « de manière durable, prévisible et sans restriction », exprimant leur « profonde inquiétude face à la détérioration de la situation humanitaire » dans la bande assiégée.
Après l’annonce début décembre par Israël de l’ouverture de ce passage uniquement pour les sorties de Gaza, Le Caire avait rapidement démenti avoir accepté une telle mesure, insistant pour que ce passage soit ouvert dans les deux sens.

