Feu vert du parlement polonais à la construction d’un mur à la frontière avec le Bélarus

La raison de cette infrastructure est l’afflux croissant de migrants en provenance de régions en crise qui veulent entrer illégalement dans l’UE via le Bélarus. Lors du vote de jeudi, la majorité des députés ont soutenu le projet qui, selon le ministre de l’Intérieur Mariusz Kaminski, prévoit la construction d’une « barrière solide et haute, équipée d’un système de surveillance et de détecteurs de mouvement ». Les représentants et le personnel du gouvernement polonais parlent systématiquement de « barrière » ou de « barricade » – ils évitent le terme de « mur » utilisé par l’opposition.

Le gouvernement de Varsovie accuse le dirigeant biélorusse Alexandre Loukachenko d’amener de manière organisée les réfugiés des zones de crise à la frontière extérieure de l’UE. M. Loukachenko avait annoncé fin mai – en réponse au durcissement des sanctions occidentales – que son pays n’empêcherait plus les migrants de se rendre dans l’UE.

À la fin du mois d’août, la Pologne a commencé à construire une clôture temporaire le long de la frontière. Il s’agissait d’une clôture en fil de fer barbelé, d’environ 2,50 mètres de haut, érigée par des soldats de l’armée polonaise. Cette clôture va maintenant céder sa place à une barrière permanente. Le projet a été doté d’un budget d’environ 366 millions d’euros.