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États-Unis : Une Française de 85 ans arrêtée par l’ICE

Une Française de 85 ans résidant en Alabama a été arrêtée le 1er avril à son domicile par l’ICE et a été placée dans un centre de rétention. L’octogénaire espérait « l’officialisation » de sa carte verte et attendait la décision du tribunal sur ses successions le 9 avril.


Son fils n’a plus de nouvelles d’elle depuis plusieurs jours et ignore les raisons de son incarcération. Une Française de 85 ans, résidant en Alabama, a été arrêtée le 1er avril à son domicile par l’ICE, la police américaine de l’immigration, et a été placée dans un centre de rétention. D’après des témoignages de voisins, l’octogénaire, mariée à un Américain décédé en janvier, a été « menottée pieds et mains » lors de son arrestation, a indiqué son fils à l’AFP, confirmant une information de Ouest-France.

« On n’a aucun contact depuis avec elle. On a réussi à avoir des informations et des nouvelles de sa part grâce à la mobilisation des personnes sur place », a-t-il précisé. Selon lui, un premier contact a été établi jeudi par le Quai d’Orsay et le consul de Louisiane, « qui l’a rencontrée et qui aujourd’hui nous confirme que la mobilisation est forte pour arriver à trouver une solution et que maman soit libérée au plus vite. » Une source diplomatique interrogée par l’AFP a confirmé que « le consulat général de France à Atlanta suit avec attention la situation » de cette Française, « qui a pu bénéficier aussitôt de la protection consulaire ».

Cette femme de 85 ans avait décidé de s’installer aux États-Unis et de se marier en 2025 avec un Américain, ancien colonel de l’armée de l’air. Ils s’étaient rencontrés une soixantaine d’années plus tôt, lorsqu’elle occupait un poste de secrétaire bilingue sur une base de l’OTAN, et avaient repris contact après leurs veuvages. Ce vétéran du Vietnam est décédé brutalement en janvier à 85 ans.

L’octogénaire, qui espérait « l’officialisation » de sa carte verte et détenait une carte de sécurité sociale, « attendait la décision du tribunal sur ses successions le 9 avril » avant de retourner en France « à partir de ce jugement. » « On souhaite qu’elle puisse revenir au plus vite », espère son fils.