États-Unis : Le plus grand porte-avions du monde en Méditerranée, menaces de frappes en Iran
L’USS Gerald-Ford est entré en mer Méditerranée le vendredi 20 février dans un contexte de tensions accrues entre les Etats-Unis et l’Iran. L’USS Abraham-Lincoln est déjà positionné au Moyen-Orient depuis fin janvier, illustrant un renforcement progressif des capacités navales américaines dans cette zone sensible.
Le plus grand porte-avions du monde, l’USS Gerald Ford, a pénétré en mer Méditerranée le vendredi 20 février, dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et l’Iran. Une photographie diffusée par l’AFP, prise depuis Gibraltar, montre le navire américain traversant le détroit de Gibraltar, un passage stratégique reliant l’océan Atlantique à la Méditerranée.
Ce déploiement se produit alors que les États-Unis intensifient leur présence militaire dans la région. Un autre porte-avions, l’USS Abraham Lincoln, est déjà déployé au Moyen-Orient depuis la fin janvier, mettant en lumière un renforcement progressif des capacités navales américaines dans cette zone délicate.
Cette montée en puissance de l’armée américaine se déroule dans un contexte diplomatique incertain. Donald Trump a annoncé vendredi envisager une frappe limitée contre l’Iran si les négociations entre Washington et Téhéran échouent au sujet du programme nucléaire iranien. La veille, il avait précisé qu’il se donnait un délai de dix à quinze jours avant de prendre une décision.
À la présence simultanée de deux porte-avions américains s’ajoute une flotte aérienne considérable, comprenant des dizaines d’autres avions de guerre. Celle-ci inclut des chasseurs furtifs F-22 Raptor et F-35 Lightning, ainsi que des avions de combat F-15 et F-16, et des avions ravitailleurs KC-135 pour soutenir leurs opérations. Néanmoins, l’entrée du Gerald Ford en Méditerranée marque clairement une nouvelle étape dans ce déploiement militaire, alors que les discussions avec l’Iran, notamment sur le nucléaire, se poursuivent et que la possibilité d’une intervention demeure envisageable.

