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États-Unis : Controverse suite à la suppression du drapeau de Stonewall

Le retrait du drapeau arc-en-ciel du monument national de Stonewall, à Manhattan, a suscité mardi une vague de réactions politiques et associatives à New York. Selon un mémo du Service des parcs nationaux, daté du 21 janvier, seuls la bannière nationale américaine et les insignes du ministère peuvent être déployés sur ce site historique dédié aux droits LGBT+.


Le retrait du drapeau arc-en-ciel du monument national de Stonewall, situé à Manhattan, a provoqué mardi des réactions diverses parmi les responsables politiques et les associations à New York. Cette décision fait suite à un mémo émis par le Service des parcs nationaux, daté du 21 janvier, qui encadre de manière stricte les drapeaux pouvant être hissés sur ce site historique dédié aux droits des personnes LGBT+.

Selon ce document, seules la bannière nationale américaine et les emblèmes du ministère sont autorisés, avec quelques exceptions. Ces règles s’appliquent au monument classé de Stonewall, qui commémore les émeutes de 1969, causées par un raid policier au Stonewall Inn, un bar gay du quartier de Greenwich Village. Ces affrontements, qui ont duré six jours, sont considérés comme un moment déterminant du mouvement LGBT+ aux États-Unis.

Le maire démocrate de New York, Zohran Mamdani, a exprimé son désaccord avec cette mesure. Sur X, il a déclaré être « indigné ». « New York est le berceau du mouvement moderne pour les droits LGBT+, et aucun acte d’effacement ne changera jamais, ni ne fera taire, cette histoire », a-t-il écrit.

Les organisations de défense des droits des personnes LGBT+ ont également condamné cette décision. Un porte-parole de GLAAD a affirmé que « les valeurs d’inclusion et de liberté incarnées par le drapeau des fiertés ne peuvent pas être effacées ». De son côté, Brandon Wolf, porte-parole de Human Rights Campaign, a dénoncé dans un communiqué l’acharnement de l’administration de Donald Trump « à tenter d’étouffer la joie et la fierté que les Américains éprouvent pour leurs communautés ».

Une manifestation s’est tenue mardi soir à New York, sous le slogan « Hands off our flag » (« Ne touchez pas à notre drapeau »). Une centaine de manifestants, pour la plupart vêtus de drapeaux arc-en-ciel, se sont rassemblés. « Retirer quelque chose qui a tant de sens pour nous et pour notre communauté devant un site historique comme celui-ci est tout simplement une gifle », a déclaré Jade Runk, 37 ans, membre de la communauté trans. « C’est un comportement tout simplement inadmissible de la part d’un gouvernement autocratique que d’effacer une minorité », a affirmé un autre participant.

Cette controverse survient un an après le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Depuis son investiture, le président a mis un coup d’arrêt à plusieurs avancées concernant les droits LGBT+, notamment pour les personnes transgenres. Dès son entrée en fonction, il avait soutenu qu’il n’existait que « deux sexes, masculin et féminin » et une seule « vérité biologique », visant ainsi à restreindre l’accès aux soins de transition de genre. Contacté par l’AFP, le Service des parcs nationaux n’a pas encore répondu.