Etats-Unis : Condamné à mort, un détenu choisit le peloton d’exécution

En Caroline du Sud (États-Unis), un condamné à mort a choisi d’être exécuté par un peloton d’exécution, le 11 avril prochain. Mikal Mahdi avait plaidé coupable de meurtre pour avoir tué un policier en 2004, rapporte CNN. Un autre homme avait été exécuté par le même biais quelques semaines auparavant, dans le même État.
« Mikal a choisi le peloton d’exécution plutôt que d’être brûlé et mutilé sur la chaise électrique, ou de souffrir d’une mort lente sur le brancard après une injection létale », a réagi dans un communiqué l’un de ses avocats, David Weiss, évoquant « des choix barbares et inhumains ». En juillet 2004, Mikal Mahdi avait tendu une embuscade à James Myers, agent de sécurité publique d’Orangeburg, dans la remise de la victime, rappelle l’agence Associated Press.
Une toute petite chance d’être sauvé
Le jour de l’exécution, Mikal Mahdi, 41 ans, sera attaché à une chaise, une cible placée sur sa poitrine. Trois employés de la prison, qui se sont portés volontaires, formeront le peloton d’exécution. Brad Sigmon, l’autre détenu tué par balle le 7 mars dernier, était décédé moins de trois minutes après les tirs.
Il reste cependant à Mikal Mahdi une (maigre) chance de vivre, détaille CNN. Seulement quelques minutes avant son exécution, il peut réclamer au gouverneur républicain Henry McMaster de réduire sa peine à la réclusion à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle.
Une méthode plutôt rare
Pour autant, aucun gouverneur de Caroline du Sud n’a fait preuve de clémence lors des 47 exécutions qui ont eu lieu dans cet État depuis la reprise de la peine de mort aux États-Unis en 1976.
Brad Sigmon a été le premier détenu tué par balles aux États-Unis depuis 2010. À part lui, seuls trois autres détenus américains ont été abattus par un peloton d’exécution au cours des cinquante dernières années, tous dans l’Utah.